BULETIN  5
 
 IRAQ & PALESTINE SOUS L'OCCUPATION

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OCCUPATION YEAR 8
content of the newsletter:

1. PALESTINE
    ■ Israël et le droit international

    ■ Manifestez votre solidarité avec Palestine, avec les victimes de la flottille Gaza et signez la pétition
   
    ■
Encore un nouveau massacre Israélien : Interview avec Dr Ian Douglas, du Comité Exécutif du BRussells Tribunal
   
    ■ Palestine depuis 1948 et l'appel de boycott et sanctions contre Israël

2.  IRAQ
    ■ Bagdad occupée :  la ville la moins vivable sur la planete

    ■
Enquête photographique: Bagdad avant l'attentat de 1991

    ■
Enquête photographique: l'Irak après l'attentat de 1991 et la reconstruction

    ■
Enquête photographique: l'Irak depuis l'occupation en 2003

    ■
Les Irakiens, population martyre

    ■
Le gouvernement Irakien demande à l’Espagne d’empecher les activites de Gijon et Madrid

3. ET AUSSI
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est un réseau international d'intellectuels, d'artistes et d'activistes, qui dénoncent la logique de la guerre permanente promue par le gouvernement américain et ses alliés. Ces guerres touchent, pour l'instant, une région particulière du Monde: le Moyen-Orient.  Un tribunal populaire a initialement été crée pour s’opposer au “Projet pour un Nouveau Siècle Américain” (PNAC) et ainsi dénoncer son rôle dans l'invasion  illégale de l'Irak, son travail continue à ce jour. Depuis, ce tribunal populaire tente de faire le lien entre la résistance intellectuelle dans le monde arabe et les mouvements pour la paix de l'Occident.

 

ISRAËL ET LE DROIT INTERNATIONAL

Le siège de Gaza est une violation du droit international humanitaire. Aucun Etat ne peut justifier l’usage de la force pour perpétuer une situation illégale, écrit Curtis Doebbler

Curtis F.J.Doebbler

Dr Curtis F J Doebbler  est un professeur de droit  à l’université An-Najah de Naplouse, Palestine et membre du  BRussells Tribunal Advisory Committee.

Le droit international est important pour les états car il reflète un accord tacite pour la mise en place d’un ordre. En fait, l'ordre du droit international est une des rares choses pour laquelle les Etats ont réussi à se mettre d’accord.

Dans la plupart des cas les Etats obéissent au droit international. Dans le cas contraire, on aurait beaucoup plus de violences et d’injustices dans la communauté internationale. C’est pour cette raison qu’il est important pour les Etats de s’assurer de l’application de ces lois internationales.

On peut argumenter qu’au siècle dernier, l’echec le plus flagrant pour assurer le respect du droit international concerne Israël. Aucun autre pays n’a violé autant l’ordre du droit international si fréquemment et avec tant d’impunité qu’ Israël. Ces violations ont crée une situation ou Israël peut être considéré comme une menace pour la paix et  la sécurité par la plus grande majorité des pays dans le monde; sa position d’Etat dans la communauté internationale est maintenant remise en question.

Malgré les sérieux effets que produisent le non-respect par Israël des lois internationales, la communauté internationale n’a pas voulu, ou n’a pas pu, faire appliquer le droit international. Ceci est en partie du aux activités efficaces du lobby israélien, mais c’est aussi la faute des Etats et des individus qui, malgré leur soutien aux lois internationales, n’ont pas réussi à les faire respecter, ni à les faire traduire par des actions étatiques.

Ceci étant dit, le droit international appliqué à Israël et à la Palestine n’est pas trop compliqué à comprendre. Le court résumé qui suit des lois les plus importantes aidera, espérons le, ceux qui supportent l’ordre du droit international à rassembler assez de courage pour le mettre en application.

Le droit des palestiniens à disposer d’eux-mêmes et la création d’Israël

Le point de départ de toute réflexion à partir du droit international en relation à la “question de la Palestine”- comme les NU s’y réfèrent de façon neutre- est le droit de disposer de soi-même. Aucun droit n’a été aussi important pour autant de gens et autant d’Etats dans la communauté internationale. Bien que nous ayons tendance à donner plus d’attention au droit à disposer de soi-même, tel qu’il s’est développé depuis la création des Nations Unies, le droit à disposer de soi-même dans la forme où il est le plus pertinent pour la « question de Palestine » existait depuis bien longtemps. En fait, ce droit peut se retrouver dans l’existence même de l’ état-nation, quand il a été décidé qu’un groupe de personnes vivant sur un territoire défini pouvait se rassembler pour former un état souverain.

En d’autres termes, quand il n’existe pas d’état, le droit à disposer de soi-même donne aux gens concernés le droit de former leur propre état. Appliqué à la Palestine, cela signifie qu’après la première guerre mondiale, lorsque l’Empire Ottoman a été forcé d’abandonner toute souveraineté sur la Palestine et lorsque les conquérants britanniques ont exprimé leur désintérêt à gouverner la Palestine, les gens vivants en Palestine ont eu le droit de décider eux-mêmes leur propre futur.

Comme nous le savons, ce droit n’a jamais été reconnu. A la place, les britanniques puis la communauté internationale agissant à travers les Nations Unies ont nié ce droit aux palestiniens. Ceci est en violation du droit international puisqu’il n’y a rien dans la Charte des Nations Unies qui autorise l’ONU à bafouer le droit à disposer de soi-même. En réalité, l’article 1 de la Charte des Nations-Unies a placé le droit de disposer de soi-même comme le principe même qui a poussé à la création des Nations-Unies.

Selon le droit international qui existait à ce moment là, la création d’Israël était illégale. De plus, nous savons qu’une fois un acte illégal commis par un état, les conséquences de cet acte restent illégales et ne doivent pas être reconnues comme légales par les autres états. Ainsi, même aujourd’hui il est pertinent de dire qu’Israël est un état illégal et l’a toujours été depuis sa création, peu importe ce que peut-être sa situation de fait.

Même si l’on reconnaissait la création d’Israël à travers la résolution 181 du 29 novembre 1947 lors de l’Assemblée Générale des Nations-Unies; la résolution dit elle-même dans la Partie 1, Sous-section 1, Paragraphe 3, que ” des Etats indépendants arabes et juifs et un régime spécial international pour la ville de Jérusalem… devront se former en Palestine ». En d’autres termes, dans le même paragraphe qui crée l’état d’Israël, l’état de la Palestine est aussi créé ainsi que la ville “internationale” de Jérusalem.

Ni Israël, ni la communauté internationale n’ont respecté les termes de cette résolution. A la place, non seulement la Palestine s’est vu nier le droit d’être un Etat mais le Quartet insiste à offrir aux palestiniens 3,5% du territoire sur lequel ils avaient- et ont-. un droit comme base des négociations contenue dans la  « feuille de route ». Au lieu d’être une solution, ceci ressemble plus à un vol du droit à disposer de soi-même des palestiniens.

De plus, Israël continue depuis 1947 jusqu’à aujourd’hui de violer les résolutions des Nations-Unies en tout impunité.

L’occupation et le droit international

Un jour avant que les Nations-Unies ne créent Israël, Israël avait déjà proclamé son indépendance. Ceci est encore une violation du droit des palestiniens à disposer d’eux-mêmes et en violation du Mandat britannique de la Ligue des Nations qui était toujours effectif.

Quand les arabes ont pris les armes pour défendre le droit des palestiniens à disposer d’eux-mêmes, les états occidentaux – comme ils l’avaient fait pendant des siècles- ont supporté la colonisation de la Palestine par les sionistes qui s’arrogeaient le droit de créer l’état d’Israël. Quelles que soient les raisons religieuses ou politiques, les sionistes n’avaient aucune justification valable en droit international, et en fait l’ont transgressé.

Au lieu d’agir sur cette transgression, la communauté internationale a autorisé Israël  à agir en hors-la-loi et a même ratifié le résultat de facto de l’occupation de la Palestine. Même des territoires que la communauté internationale ne reconnaissait pas comme potentiellement israéliens ont été annexés. Le processus d’annexion continue encore aujourd’hui.

Selon les Nations-Unies, des parties du territoire sur lequel les palestiniens se sont vus nier le droit à disposer d’eux-mêmes sont devenues Israël. A peu près 45% du mandant territorial était considéré comme occupé par les Nations-Unies.

Si l’on met de côté la question de l’illégitimité d’Israël, selon l’Article 47 des Régulations de La Haie annexée à la 4ème Convention de La Haie de 1907, un acte d’occupation devient de jure lorsque le pouvoir occupant exerce de facto la juridiction sur un territoire. A partir des années 70, Israël avait de facto la juridiction sur tout le mandat territorial, incluant la Bande de Gaza, la Cisjordanie, le plateau du Golan et une partie du Sud Liban. Dès lors Israël est devenu une puissance occupante sur ces territoires et sur ces populations.

Selon le droit humanitaire international, il était éxigé d’Israël de pourvoir aux besoins des populations sous son contrôle, en quelques sortes comme s’il avait un mandat sous le système de la Ligue des Nations . Ce qui veut dire mettre en place une administration, des instances judicaires, un système éducatif et un système de santé. A la place, Israël a constamment empêché la mise en place de ces services pour les palestiniens. Le cas le plus évident est celui de Gaza.

En clamant d’agir au nom de la sécurité nationale, les soldats israéliens ont ouvert le feu et tué des enfants, des femmes et des hommes. Israël a sans cesse nié le droit aux palestiniens d’aller à l’école ou à l’hôpital. Et Israël impose régulièrement son propre système administratif, son réseau de check points et d’autres formes de harcèlement, comme ses propres cours de justice à l’encontre des palestiniens.  Toutes ces actions violent les obligations internationales d’une puissance occupante.

Les actions d’Israël, qui empêchent les palestiniens de la Bande de Gaza d’avoir accès aux nécessités de base pour vivre, sont une forme d’oppression drastique qui viole les normes du droit international humanitaire dont l’Article 33 de la 4ème Convention de Genève qui stipule qu’il est interdit d’infliger une punition collective  à une population.

Le droit de se défendre

Israël n’a cessé d’invoquer son droit de se défendre pour combattre les palestiniens. Alors qu’il est vrai qu’Israël peut etre pourrait avoir le droit de se défendre en cas d’attaque, cela ne peut justifier l’usage de la force pour perpétuer une situation illégale.  Donc, si l’un considère que la création d’Israël est illégale il en va de même pour les moyens utilisés pour maintenir cette situation illégale.

Même les Etats qui ont le droit d’utiliser la force pour se défendre doivent satisfaire à un nombre de critères. Il doit d’abord y avoir une attaque armée d’un état contre un autre, et toute force utilisée doit être proportionnée afin d’arriver à son objectif d’une manière légale.

Comme indiqué ci-dessus, même si Israël était autorisé à utiliser la force contre la Flottille de la Liberté – il a été argumenté qu’Israël n’y avait pas droit- il n’aurait été autorisé qu’ à une utilisation de la force proportionnée et nécessaire.

Une question plus intéressante serait de se demander quel genre de force  pourrait être utilisée contre Israël, en prenant en compte que c’est une entité qui viole et continue de violer le droit international.

Premièrement, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies pourrait autoriser l’usage de la force à l’encontre d’Israël, mais c’est une décision politique que les amis d’Israël ayant un droit de véto, risquent d'empecher.

Deuxièmement, l’Assemblée Générale des Nations-Unies pourrait autoriser l’usage de la force contre Israël. Il suffirait d’une majorité de vote lors d’une assemblée  puisque aucun état n’y a un pouvoir de véto. Lorsque que le Conseil de Sécurité est saisi du sujet et prétendument en train de délibérer les actions de l’Assemblée Générale sont limitées, mais c’est l’Assemblée Générale qui a le pouvoir de décision sur la question.

Troisièmement, les palestiniens ont légitimement un droit à disposer d’eux-mêmes qui leur octroie le droit à l’usage de la force contre Israël. Un tel usage de la force, même s’il est complètement légal aux vues du droit international, doit être conforme aux règles du droit international humanitaire. Ces règles interdisent les attaques à l’encontre des civils, qu’ils soient directement visés ou tués sans distinction.

Et quatrièmement, tout état de la communauté internationale a le droit d’assister les palestiniens dans leur lutte, y compris la lutte armée, pour pouvoir disposer d’eux-mêmes. Bien sûr cela doit se faire également dans le cadre du droit international humanitaire.

La Flottille de la Liberté est un exemple d’une telle assistance.

La Bande de Gaza et la Flottille de la Liberté

Citizen voices





La Flottille de la Liberté est un terme général qui peut être utilisé pour décrire les bateaux qui essaient d’apporter une aide humanitaire aux habitants de la Bande de Gaza. Même les israéliens ne nient pas le fait que ces bateaux apportent de l’aide humanitaire. Néanmoins, Israël s’arroge le droit d’arrêter ces bateaux parce qu’il suppose qu’ils vont assister les palestiniens de la Bande de Gaza dans leur lutte pour disposer d’eux-mêmes, particulièrement pour des attaques contre Israël.

La problématique de cet argument saute aux yeux. Comment un Etat , qui viole le droit international en infligeant un châtiment collectif et inhumain à une population occupée, justifie des actions qui tentent de maintenir ces méthodes illégales ? La simple réponse à cette question est qu’il ne le peut pas. Il viole le droit international dans le but de maintenir un régime hors-la-loi et tout ce qui sert à le maintenir est illégal. C’était le cas avec l’Afrique du Sud quand elle luttait pour maintenir la situation illégale de l’apartheid. Elle utilisait de plus en plus la force policière pour maintenir son pouvoir sur les noirs sud africains. Parfois la police agissait avec moins de force, et parfois les noirs sud africains étaient soumis à un procès, mais irrespectueux des standards de ces concessions, le gouvernement sud africain agissait dans l’illégalité. Deux envoyés spéciaux des Nations-Unies- l’un sud africain activiste anti-apartheid et un professeur américain juif- ont critiqué Israël pour ses actions illégales qu’ils ont qualifiées de similaires, ou pires, que les actions du gouvernement sud africain du temps de l’apartheid.

L’argument israélien est quelques fois exprimé d’une manière plus nuancée concernant l’embargo sur la Bande de Gaza. Israël clame qu’il n’occupe plus la Bande de Gaza et que donc il peut agir pour se défendre, et ce à travers un embargo et l’interdiction des bateaux apportant de l’aide humanitaire. Les erreurs légales dans cet argument sont nombreuses.

Premièrement, Israël a intercepté les bateaux se dirigeant vers Gaza en haute mer. Aucun Etat n’est autorisé à arrêter et à aborder un bateau en haute mer sans sa permission, à moins que le bateau ne soit impliqué dans le piratage international. En réalité, agir en violation de cette règle fondamentale du droit international est en soi du piratage. De plus, l’équipage d’un bateau étant assailli par des pirates ou par des personnes non autorisées qui tentent d’aborder le bateau par la force est autorisé à utiliser la force d’une manière équilibrée et nécessaire pour repousser les envahisseurs illégaux. Dans ce cas, cela voudrait dire que l’équipage du bateau serait autorisé à utiliser la même échelle de force que celle hautement qualifiée et lourdement armée de l’armée envahisseuse israélienne.

Deuxièmement, selon l’Article 23 de la 4ème Convention de Genève et la Cour de Justice Internationale dans le cas du Nicaragua, l’aide humanitaire pour des gens qui en ont besoin, spécialement ceux qui sont sous occupation, est toujours autorisée et ne peut jamais être considérée comme un acte hostile.

Troisièmement, empêcher une aide humanitaire pour des gens dans le besoin est en soi un acte illégal.

Impotent à moins qu’il ne soit appliqué

Malgré l’importance du droit international, cette loi est totalement impotente si elle n’est pas appliquée, et Israël et ses alliés ont prouvé qu'ils sont intransigeants dans leur non respect du droit international. Le droit, néanmoins, est un outil puissant dans les mains de ceux qui cherchent à le promouvoir.

Donc même si des états voyous, comme Israël, ne respectent pas le droit, le droit continue d’exister au moins comme un dénominateur commun minimum entre les pays de la communauté internationale qui s’y sont mis d’accord. Il continue de servir comme la meilleure chance qu’on ait pour pouvoir vivre ensemble, pas forcément comme des amis, mais au moins il empêche qu’on se détruise les uns et les autres.

Si on retirait ce minimum de protection, on tomberait dans un gouffre où même la plus basse forme de respect ne serait pas reconnue. Quel destin pourrait être pire pour le genre humain?                                                                                       haut de page

MANIFESTEZ VOTRE SOLIDARITE AVEC PALESTINE ET LES VICTIMES DE LA FLOTTILLE GAZA

Morts: 19? Blessés: 60? : C'est cela Israël!

La tuerie par Israël de 19 innocents avec 60 autres blessés doivent avoir des conséquences maximales

L’impunité d’Israël est une menace pour tous


signez la pétition ici

Même pour des yeux brûlés par le spectacle de la souffrance humaine, il ya quelque chose de choquant, quelque chose d'incroyable, à regarder des soldats israéliens armés et avec des masques à gaz, descendre à la corde à partir d'hélicoptères sur un navire d'aide rempli de civils - des journalistes, des parlementaires, des militants des droits humains, des mères, des médecins -  se dirigeant vers Gaza pour briser le siège inhumain qui maintient 1,5 millions de personnes, quelque part entre la vie et la mort.

Le Marmara Mavi, transportant 10.000 tonnes d'aide humanitaire, navigait hissant un drapeau blanc, symbole universel de la non-violence. Il navigait également battant pavillon turc, dans les eaux internationales, ce qui lui donne le statut souverain d'une extension de la Turquie. Malgré tout, Israël a attaqué. Pour  quoi Israël combat? Est -ce pour son existence ou pour le maintien d'un régime de punition collective calculée pour détruire les Palestiniens? Ou est-ce la même chose? Morts: 19. Blessés: 60. Qui a donné l'ordre? Est-ce que l'OTAN va réagir à une attaque contre un de ses membres?

Simple assassinat public

Le droit d'exister ne peut être affirmé en assassinant, et pour Israël, il ne peut être affirmé. L'acceptation même d'Israël dans le système des Nations Unies a été - en 1948 - conditionnée par la reconnaissance préalable de l'égalité des droits des Arabes, en particulier le droit au retour des Palestiniens. Non seulement Israël a empêché le retour des réfugiés, mais en plus il a utilisé la force pour dominer et occuper en 1967 le reste de la Palestine historique. Depuis sa fondation jusqu'à maintenant, nous avons assisté à une série sans fin d'atrocités israéliennes. Par ses innombrables atrocités Israël a perdu toute prétention à la légalité. D’autant plus que c’est un Etat qui refuse de se joindre au Traité de Non-Prolifération Nucléaire ou de se démunir de ses armes nucléaires.

Gaza est  à la fois la plus importante prison à ciel ouvert du monde et le camp de concentration non déclaré du 21ème siècle. Tout le monde le sait. L'ONU le sait. Le président américain le sait. Des dizaines de milliers de fonctionnaires dans les pays à travers le monde le savent. Le siège est une façon d'enfermer et de tuer lentement. C'est une atrocité au même niveau que le génocide. Cela revient au même. Vis à vis  à cette situation chaque homme et chaque femme a un devoir moral: l'inaction est complicité et une trahison de l'humanité. Tous les droits sont du coté de ceux qui tentent de mettre fin à cette situation par tous les moyens.

La Flottille de la Liberté est une telle tentative: il s'agit d'un refus de la souffrance inhumaine. Son symbolisme est plus puissant que n'importe quelle marine. En tant que telle, elle reste ce qu'elle était quand  elle a  entamé son voyage: un signal de l'effondrement du blocus. Précédemment des navires solitaires ont essayé d'atteindre la bande de Gaza, maintenant ils vont en groupe. D'autres suivront. Quand des milliers de navires tenteront la même chose, que va faire Israël ?

Israël en procés

Israël a perdu la bataille de l'opinion publique internationale il ya longtemps. Personne ne peut oublier le mitraillage incessant d'une population civile captive pendant la dernière guerre d'Israël contre Gaza. Qui Israël peut espérer persuader maintenant?

Nous condamnons le blocus illégal, immoral et inhumain de Gaza, et tous ceux qui le maintiennent.

Nous condamnons Israël .

Nous condamnons l'attaque brutale d'Israël contre les militants de la paix dans les eaux internationales. Nous déclarons que 700 âmes courageuses, provenant de 50 pays, représentent quelque chose de réel que la propagande israélienne ne pourra
  effacer .
Nous pleurons les 19 tués et exprimons l'espoir et la solidarité avec les 60 blessés. Nous exigeons d'Israël la libération de tous les militants détenus.

Nous demandons à toutes les institutions internationales - notamment l'ONU, l'Union européenne et les institutions et
  les organisations des droits de l'homme - de se déclarer sans équivoque sur cette dernière atrocité israélienne et de travailler pour mettre fin à l'impunité d'Israël .

Nous exigeons un tribunal international pour juger tous les crimes israéliens, passés et présents. Nous demandons à l'Assemblée générale des Nations Unies de demander à la Cour Internationale de Justice un avis consultatif sur la légalité d'Israël au sein du système des Nations Unies compte tenu de son non-respect systématique et flagrant du droit international et de l'autorité morale.

Nous appuyons tous les efforts déployés par tous les moyens pour libérer le peuple de Gaza
  de leur prison et leur souffrance, y compris des sanctions et le déshabillage d'Israël, un boycott général, et le boycott - par les fédérations des travailleurs - de tous les navires entrant et sortant d'Israël.
Nous appelons tous les peuples à exprimer leur solidarité avec les morts et les blessés, et avec les Palestiniens sous occupation, par
  les expressions locales d'indignation partout où ils le jugent utile.

Nous appelons toutes les associations, les syndicats, les parlements, les professionnels et autres à se joindre à cet appel et ses exigences. S'il vous plaît diffusez cet appel  et agissez en conséquence.


Le BRussells Tribunal Comité
                                                       haut de page                                                                                         signez la pétition ici
POSTSCRIPT: A l’heure à laquelle l’article est écrit (Mercredi 2 Juin 2010, 17:30 GMT) Israël refuse de vérifier l’identité des morts. Jusqu’à maintenant, personne ne sait exactement combien de personnes ont été tués. Lorsqu’on a écrit la déclaration ci-dessous, le lundi 31 mai, nous nous sommes référés aux sources médiatiques les plus fiables. Au temps de la publication, nous avons utilisés les références qu’Al-Jazeera citait ce lundi. Nous ne savons toujours pas si ce chiffre est exact mais la plupart des médias et des sources montent le nombre de morts à 9. Il n’y a aucun chiffre concernant le nombre de blessés, ou de nouvelles sur leur statut.  De plus, le nombre de nationalités dans la flotille peut être revu à la baisse puisqu’on en a compté 40 au total. Une autre erreur dans le texte est que l’on suggère que le Mavi Marmara transportait 10,000 tonnes d’aides. Il est évident que c’est la flotille entière qui transportant 10,000 tonnes d’aides.

ENCORE UN NOUVEAU MASSACRE ISRAÉLIEN

Interview avec le Dr Ian Douglas, membre du Comité Exécutif du BRussells Tribunal

 

 

 

par Victor Thorn de America Free Press

 Le 6 Juin 2010
























Le bateau d’aide humanitaire récemment attaqué par les Forces de Défense Israélienne arborait un drapeau blanc et naviguait dans les eaux internationales. Comment est-il possible de déclarer qu’il représentait une menace « au droit d’exister d’Israël »?

C’est impossible, et il ne représentait pas une menace. La réelle menace pour l’existence d’Israël c’est la violence sur la base de laquelle Israël a été fondé et qui continue à etre imposée aux Palestiniens. Si les Palestiniens sont une menace à l’existence d’Israël, ce n’est pas parce que demain ils pourront battrent militairement l’armée israëlienne, qu’ils feront tomber le gouvernement ou qu’ils dissoudront l’Etat, c’est parce que leur cause est juste, et cette cause est ce qu’Israël essaie d’annihiler depuis 1948. Plus Israël essaie, plus il découvre qu’il n’y peut rien. Et plus il voit qu’il n’y peut rien, plus il essaie. C’est l’horreur dont témoigne ce qu’il s’est passé sur le Mavi Marmara. Israël ne voit aucun obstacle à commettre des meurtres sous les yeux du monde entier.

C’était même plus que des meurtres. Cinq des victimes se sont fait tirés dans le dos ou à l’arrière de la tête. Une des victimes s’est fait tirer 5 fois de suite à une distance de 45cm. Il ne s’agit pas de meurtre, mais de destruction. Il y a là un niveau de violence qui est sadique et vengeur. En réalité, c’est ce à quoi font face les Gazaouis et les Palestiniens tous les jours. Et c’est de plus en plus évident aux yeux du monde, en tous cas aux yeux des gens, parce que les gouvernements savent déjà très bien à quel point Israël est violent et brutal, même s’ils prétendent le contraire.

Norman Finkelstein a dit récemment qu’Israël est maintenant un état fou avec 300 têtes nucléaires. Il a raison et il est grand temps, avant que l’inconcevable ne se produise, que le monde gère la grave menace qu’Israël represente. Une autre référence pourrait être Macbeth. Israël a tellement de sang sur les mains qu’il voit des fantômes partout et ne peut persister qu’en tuant plus. Ce ne sont pas les Palestiniens, individuellement, qui hantent Israël, c’est l’injustice d’Israël envers les Palestiniens.

Dans un discours la semaine passée, Benyamin Netanyahu a proclamé que les gens à bord du bateau étaient « des violents supporters du terrorisme ». Quel commentaire pouvez vous faire d’apres cette déclaration ?

Netanyahu est tellement cynique, et cette déclaration si déplacée, que c’est un vrai défi de savoir comment y répondre.

Premièrement, cette flottille apportait des chaises roulantes et des pièces détachées pour chaises roulantes, du papier, du matériel médical et des produits de base. Il semblerait que Netanyahu considère que de venir en aide aux handicapés soit un acte terroriste. Deuxièmement, personne à bord n’était armé, mais au cours de l’attaque, il semblerait qu’Israël s’attendait à ce que ceux à bord ne se defendent pas face aux tirs de ses soldats. Troisièmement, pour Netanyahu, quiconque insiste sur soutenir les Palestiniens de Gaza de n’importe quelle manière est un « supporter du terrorisme ». Etant donné qu’Israël bloque tout tentative d’aider les Palestiniens de Gaza, quiconque qui insiste à les aider est jugé « violent ». La même chose était vraie il y a encore quelques années pour quiconque soutenait le Fatah en Cisjordanie. En réalité, Israël considère tous les Palestiniens comme des terroristes, ou comme terroristes potentiels. C’est tout ce qu’il voit. A chaque coin de rue, à chaque fenêtre, pour Israël c’est une potentielle crise existentielle. Ce qu’il refuse de voir, et ce qu’il ne peut voir, c’est qu’il est une puissance occupante, pas seulement des terres arabes prises en 1967, mais aussi des terres arabes prises et expropriées par la force en 1948.

Encore une fois, Israël ne peut pas faire face à son origine sanglante. C’est un Etat colonialiste, fondé dans la violence par des individus qui sont venus de l’étranger dans un pays arabe. Etant donné cette réalité, les lois internationales affirment que les Palestiniens –et donc n’importe qui qui cherche à les assister – ont le droit d’utiliser tous les moyens nécessaires, y compris la force armée, pour mettre fin à cette situation coloniale et arriver à l’auto-détermination en Palestine. La loi sur l’auto-détermination est sans équivoque sur ce point là. Même si l’on ignore le fait que l’admission d’Israël au système des Nations-Unies était conditionnelle et qu’il n’a pas réussi à remplir toutes les conditions, et même si on prétend que l’occupation ne concerne que les terres prises en 1967 ; on ne peut toujours pas appeler la résistance à l’occupation israélienne du terrorisme. Les Palestiniens constituent un mouvement de libération nationale et cela a une valeur légale aux yeux des lois internationales. De plus, les autres états ont la liberté de soutenir ce mouvement, et n’importe quelles de ses composantes, s’ils le souhaitent.

En réalité personnes n’arment les Palestiniens, comme on peut le voir au travers des roquettes artisanales qu’ils arrivent occasionnellement  à tirer sur Israël depuis Gaza. En tous les cas, si des états le voulaient, ils pourraient armer les Palestiniens. Et qui — ayant vu l’horrible destruction et les pertes en vie qu’Israël a infligé dans sa dernière offensive massive sur Gaza en décembre 2008-janvier 2009 (la dernière dans une longue liste d’offensives) — pourrait dire que les Palestiniens de Gaza n’auraient pas le droit de se défendre eux-mêmes par l’utilisation des armes ?

En bref, Netanyahu est le violent supporter du terrorisme, et le promoteur: la terreur de l’état israélien contre les Palestiniens.

Gaza est la plus grande prison à ciel ouvert: en essence, un camp de concentration. Pourquoi Israël a-t-il la permission de perpétrer ce génocide contre la population palestinienne?

Il y a plusieurs facteurs. C’est plus difficile par contre de dire dans quel ordre ils interviennent.

Il y a le racisme occidental à l’encontre des Arabes. Il y a cette attitude orientaliste qui ne voit les Arabes que comme des bédouins, des chameliers ou des nouveaux riches. En d’autres termes, des esclaves ou des anciens esclaves. Puis, il y a la peur du pouvoir Juif organisé, que ce soit comme lobby politique ou financier ou les médias  qui défendent leurs intérêts. Ensuite, il y a les intérêts stratégiques des pays occidentaux dans les pays arabes, principalement basés sur les ressources d’hydrocarbures, et qui jouent contre les intérêts arabes pour un développement autonome. Pour terminer, on peut aussi prendre en compte les négociations et tricheries qui ont divisé le monde arabe au temps de Sykes-Picot.

Tous ces facteurs participent à une tolérance occidentale de l’agression sioniste à l’encontre des Palestiniens qui dure depuis 60 à 90 années et qui perdure encore aujourd’hui. Gaza n’en est que la plus grande expression. Et alors que la plus grande majorité des acteurs d’état connaissent cette réalité, l’arène internationale est tellement remplie de cynisme, d’égocentrisme et de menaces continuelles des pouvoirs impérialistes et colonialistes que rien ne semble être possible de faire pour arrêter cela.

C’est ici que les gens ordinaires entrent en jeu, et c’est aussi là que les gens ordinaires changent la logique. Car Israël ne peut plus perpétuer ce génocide contre les Palestiniens – au moins ne peut plus le perpétuer sans conséquences. Peut-être la meilleure expression de ce pouvoir populaire est le mouvement du boycott, désinvestissement et sanctions qui chaque jour rassemble de plus en plus  d’adhérents. Entre-temps, des âmes courageuses, comme celles à bord du Mavi Marmara dont 9 au moins sont mortes, continueront d’essayer de briser la mainmise israélienne sur les Palestiniens et d’exposer la propagande israélienne comme des mensonges.

Nous, du BRussells Tribunal, l’avions dit et j’en suis sûre: ce n’est pas la fin mais seulement le début. Tandis qu’avant les bateaux d’aide humanitaire levaient l’ancre seul, maintenant ils se regroupent. Quand ils seront un millier, que fera Israël?

 Le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé les actes meurtriers d’Israël dans ces mots: “Ce n’est plus possible de couvrir ou d’ignorer plus longtemps le banditisme d’Israël.” Qu’en pensez-vous ?

Il a raison, mais cette réalisation a mis son temps à venir. Beaucoup de Palestiniens ont été tués entre-temps. Les crimes d’Israël sont innombrables. Décennies après décennies, il n’y a qu’incidents après incidents. C’est une chose que de reconnaitre des crimes, c’en est une autre que d’essayer d’agir. Les Palestiniens n’ont pas besoin de mots mais d’actions. S’ils voulaient des mots ils pourraient se tourner vers les leaders arabes. Les futures victimes d’Israël- qu’elles soient celles de la semaine prochaine, de demain ou de l’année prochaine- ont besoin d’actions maintenant.

Pour la Turquie, ce n’est pas qu’elle doit commencer une guerre avec Israël. Nous avons besoin que la Turquie utilise son influence pour constituer une coalition assez forte pour briser le siège de Gaza, et si nécessaire en menaçant de déployer une flotte multinationale d’accompagnement. Deuxièmement, que la Turquie demande que les leaders israéliens responsables de crimes graves (ce qui veut dire tous les leaders israéliens) soient conduits devant la justice. Troisièmement, la communauté internationale doit couper toutes les relations économiques, tout contrat et coopération militaire ainsi que tous les liens diplomatiques, culturels et intellectuels jusqu’à ce que le sionisme soit reconnu comme raciste ; et que le droit des Palestiniens à l’auto-détermination et le retour des réfugiés  palestiniens soient garantis ; et que l’égalité des droits soient attribués à tous dans la Palestine historique. Jusqu’à ce que cela se produise, Israël continuera d’être la plus grande menace à la paix dans le monde, et la possibilité d’un monde meilleur continuera à se faire suffoquer et à tomber dans le trou noir de la persistance d’Israël à perpétuer l’injustice contre les Palestiniens.

En prenant en compte le rapport Goldstone, l’assassinat d’un des leaders du Hamas dans un hôtel à Dubaï et ce dernier incident (sans mentionner tous les autres crimes contre l’humanité d’Israël), quand est-ce que le monde va atteindre un point critique contre le règne de la terreur d’Israël ?

Cela s’est déjà produit. On attend que les faits donnent des résultats. La plus grande majorité du monde connait déjà la vérité à propos d’Israël et de ses leaders. Ils savent qu’Israël est un état voyou qui insiste sur la pureté raciale et religieuse ; que c’est un pays en guerre avec tous ses voisins et qu’il pratique la brutalité du matin au soir. Qui a besoin de convaincre ceux qui sont déjà convaincus ?

Selon vous, pourquoi les Etats-Unis continuent de soutenir aveuglément (et autorisent) la soif pathologique de sang d’Israël alors qu’il y a tant de condamnations dans le monde ?

Israël est un pion pour les Etats-Unis dans le monde arabe. Sa fonction est de diviser les états arabes à la fois de l’intérieur et entre eux. Le plus grand but de Washington est de bloquer tout développement arabe souverain et de dominer la production et la consommation d’énergie naturelle dans la région. Quand on sait que les EU dépensent $200,000 chaque minute pour du pétrole, vous pouvez deviner rapidement pourquoi il est important de tout faire pour que les Arabes ne réalisent pas leur potentiel géoéconomique. On peut facilement mettre en évidence ici le lien indéfectible qu’il y a entre la résistance palestinienne et irakienne- et toutes les résistances contre les plans géostratégiques américains dans la région.

En fin de compte tout en revient au système interne du pouvoir aux Etats-Unis, car il est construit sur la consommation de pétrole. Presque tout ce qui se trouve sur le marché contient au moins un dérivé du pétrole. Il s’agit de bien plus que l’essence. Si ce système de consommation s’écroulait, comment les élites américaines pourraient garder 300 million de gens sous leur controle? La consommation aux Etats-Unis est une technologie de gouvernement, et sa monnaie est le pétrole, dont les Arabes en sont beaucoup pourvus- assez pour maintenir l’ordre des EU au moins pour quelques décennies.

Pourquoi saisir ce pétrole si on peut l’acheter? Parce que les EU ont le pouvoir militaire pour le faire, ou du moins essayer de le faire. Et la technologie militaire ainsi que ses équipements ont leurs propres limites. En conséquence, il y a ces guerres non nécessaires, dans lesquelles aussi, de vastes profits sont accumulés. Certains pensent que George W Bush était ignorant. Bien au contraire, il savait ce que les Etats-Unis sont. Et pendant ses mandats, Tel-Aviv devint indifférenciable de Washington et vice versa.

Obama n’a pas pu changer cette règle soit par manque de pouvoir soit de volonté. Je suis profondément désolé pour ceux qui croyaient à ses mensonges. Il ne le fera pas et n’a jamais essayer d’y arriver. En reprenant Borowski, “C’est l’espoir qui donne l’envie à l’homme de vivre un jour de plus, parce que ce jour-là pourrait-être le jour de la libération.” Obama est peut-être bon pour vendre de l’espoir aux américains, mais les Palestiniens n’ont aucun espoir en Obama. Alors ils continueront- puisqu’ils n’ont plus rien à perdre- de confronter les injustices d’Israël, tout comme nous devrions aussi continuer.

NAKBA DAY -  LE JOUR DE LA CATASTROHE

LE 14 MAI 1948, LE JOUR OU L’ETAT D’ISRAEL EST NE. 

Chaque année les palestiniens commémorent la Nakba (la catastrophe): l’expulsion et la dépossession de centaines de milliers de palestiniens de leurs terres et foyers en 1948.

 

En 1948 plus de 60% de la totalité de la population palestinienne a été expulsée. In 1948 more than 60 percent of the total Palestinian population was expelled. Plus de 530 villages palestiniens ont été vidés de leurs habitants et réduits à néant.

 

Jusqu’à aujourd’hui Israël refuse et empêche le retour des 6 million de réfugiés palestiniens sur leur terre, qu’ils aient été expulses ou déplacés.  Environ 250.000 palestiniens déplacés intra muros sont des citoyens israéliens de seconde classe qui ne peuvent pas retourner dans leurs maisons et villages.

Une femme assise sur les restes d’une maison détruite, par un tir de missile provenant d’un avion de guerre israélien, à Rafah dans un camp de réfugiés au sud de la bande de Gaza, 14 Octobre 2006. (Hatem Omar/MaanImages)

 
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APPEL AU BOYCOTT – AU DESINVESTISSEMENT – AUX SANCTIONS

Des familles palestiniennes forcées de quitter leur village de Falluja en 1948. Le village a subit un nettoyage ethnique par les forces juifs . Sur ces terres pillées les colons israéliens ont fondé le village de Qiryat Gat en 1954.. (UN Photo) 

Vous pouvez trouver sur le BDS-site le Palestinian Unified Call for BDS à l’encontre d’Israël: “Nous appelons au boycott, à des initiatives de désinvestissement et à des mesures d’embargos et de sanctions à l’encontre d’Israël” – 9 juillet 2005

BDSMovement.net est né suite au besoin d’offrir un espace commun d’informations, d’analyses, d’échanges d’idées et d’expériences à tous ceux qui sont intéressés et actifs pour un Boycott, un Désinvestissement et des Sanctions (BDS).

Vous pouvez rejoindre le mouvement BDS En cliquant ici

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BAGDAD OCCUPEE

 

 

 

 

 

 

 LA VILLE LA MOINS VIVABLE SUR LA PLANETE

 


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Jeudi 27 mai 2010 - Par: Derek Ford

La guerre en Irak est toujours louée par Washington et le Pentagone comme une guerre pour le progrès et la stabilité dans la région. Mais une étude sortie le 26 mai montre une réalité radicalement différente.

L’enquête Mercer sur la Qualité de Vie conclue que Bagdad se place dernière dans la liste des « villes les plus vivables ». L’étude a pris en compte les facteurs politiques, économiques, écologiques et sociaux pour en arriver à cette conclusion.

Le résultat n’est pas surprenent si  l’on considère la dévastation opérée par l’invasion américaine. Les installations de traitements des égouts, les usines, les écoles, les hôpitaux et les musées ont été détruits. En conséquence, les citoyens irakiens n’ont qu’un faible accès à l’électricité et à l’eau.

La démolition des infrastructures est une tactique importante dans une guerre impérialiste et aide à comprendre pourquoi l’ étude a trouvé qu’ « un manque de sécurité et de stabilité continue d’avoir un impact négatif sur la qualité de vie à Bagdad ».

Les seuls bénéficiaires de l’occupation sont les grandes corporations comme BP qui a eu accès à l’immense champ pétrolier de Rumaila. Les citoyens irakiens, eux, continuent de payer de leur vie. 


















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Bagdad avant l'attentat de 1991
   
   
 Iraq après l'attentat de 1991                      Réconstruction 1991-1993
Iraq (libéré) -  après l'occupation (since 2003)
   
   
   
   
 

 

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LES IRAKIENS, POPULATION MARTYRE

Depuis l’opération « Choc et Terreur », il y a maintenant sept années, les irakiens n’ont fait que souffrir: opérations militaires, arrestations, kidnappings, assassinats, torture, terreur religieuse, uranium appauvri, urbicides, déportations et déplacements forcés, licenciements, abus, absence d’eau potable, d’électricité et d’autres services, absence de loi et de justice, etc.

L’administration américaine a présenté les élections du 7 mars comme un remède à la détérioration générale de la vie des Irakiens. Que ce soit avant les élections, pendant ou après les élections, la situation des Irakiens n’a pas changé.

 




QUELQUES RAPPORTS SUR LES SOUFFRANCES DES IRAKIENS DEPUIS LES ELECTIONS

Irak: des détenus décrivent leur torture dans les prisons secrètes - Human Right Watch - Poursuivre les responsables à tous les niveaux – 27 Avril 2010 - (Bagdad) ■ « Les détenus d’une prison secrète à Bagdad étaient pendus par les pieds, privés d’air, frappés, fouettés, électrocutés et sodomisés » a dit aujourd’hui Human Rights Watch. « L’Irak devrait enquêter sérieusement et poursuivre tous les responsables et à tous les niveaux qu’ils soient du gouvernement ou des forces de sécurité » a dit Human Rights Watch. En lire plus

Mossoul en révolte à propos des affirmations de torture dans « la prison secrète d’Al Maliki » - Nizar Latif, correspondant étranger - April 28, 2010 - Un soldat irakien en patrouille à Mossoul où des fonctionnaires ont menacé de lancer un mouvement de désobéissance civile. Phil Sands / The National - BAGDAD ■  Des fonctionnaires dans la ville de Mossoul au nord de l’Irak ont menacé de lancer une campagne de désobéissance civile contre le gouvernement et l’armée après que des actes d’abus et de tortures ont été révélés dans une prison secrète contrôlée par le cabinet du premier ministre, Nouri Al Maliki. Plus de 400 hommes de Nimewah ont été arrêtés l’année passée et emmenés dans une prison de fortune dans la base de l’armée de l’air “Old Muthanna” au Nord de Bagdad. En lire plus

Des familles de prisonniers irakiens, morts étouffés dans un camion, accusent de torture - Par Hannah Allam et Jamal Naji | McClatchy Newspapers - May 20, 2010 - BAGDAD, Irak ■ “Les corps d’au moins trois des six musulmans sunnites morts pendant qu’ils étaient détenus par le gouvernement irakiens montrent des signes de tortures” ont clamé les familles chargées d’émotions et de désirs de vengeance lors de leurs funérailles. Les autorités irakiennes ont annoncé qu’une enquête sera lancée sur la mort par étouffement de 6 hommes qui étaient transportés le 12 mai dans un camion peu ventilé pour comparaître devant un comité d’enquête à Bagdad. Les familles disent qu’elles ont été informées qu’ils sont morts dans un « container». En lire plus

La Cour irakienne a administré 62 peines de mort en cinq mois. - Earth Times (post) – May 19, 2010 - Bagdad ■ « Une Cour irakienne a condamné un total de 62 personnes à la mort en invoquant la loi irakienne d’anti terrorisme depuis le début de l’année 2010 » selon un rapport publié mercredi par Al-Sabah, journal tenu par l’Etat. Les décisions sont venues de la cour fédérale de la ville d’Al Anbar, à environ 200 kilomètres à l’ouest de Bagdad la capitale. "La Cour a aussi rendu des sentences d’emprisonnement d’une durée de cinq ans à vie pour 158 militants qui ont collaboré avec Al Qaida » a dit Bahaa al-Qaisi, chef de la police d’Al-Anbar. La Cour a aussi rendu des sentences d’emprisonnement pour sept personnes, dont un ressortissant iranien, pour des périodes allant de 5 à 15 ans pour trafic de drogue. ■ En lire plus

Un écrivain tué pour un poème en Irak - The Huffington Post on line – May 16, 2010Le meurtre d’un jeune homme appelé Zardasht Osman plus tôt ce mois-ci a attiré l’attention sur le problème grandissant des mesures de répressions du gouvernement sur les journalistes et les écrivains dans le Nord de l’Irak, et nous rappelle d’une manière criante que nous ne devrions pas prendre notre liberté d’expression ici comme acquise. Le parti kurde qui règne sur le Nord de l’Irak sous la présidence de Massoud Barzani, subit de plus en plus de pressions de la part des organisations internationales pour son intolérance aux critiques de la presse. Le New York Times a reporté que les forces de sécurité du parti “sont souvent accusées d’intimidations, d’agressions et de proférer trop de menaces aux journalistes affiliés aux partis de l’opposition ou aux journalistes critiques sur la corruption encouragée par les deux partis au pouvoir."  ■ En lire plus

La mort d’un journaliste enflamme les kurdes irakiens - Par SAM DAGHER - May 10, 2010 - ERBIL, Irak ■ Des centaines d’étudiants de l’université ont essayé de ravager les locaux du Parlement dans la capitale de la région semi autonome du Kurdistan irakien ce lundi lors de manifestations violente contre l’arrestation et la mort d’un journaliste kurde. Le journaliste, Zardasht Osman, 23ans, a été critique envers les autorités et le système de clientélisme bien enraciné. Beaucoup des manifestants ont accusé les forces de sécurités et de renseignement d’être derrière ce meurtre. Les étudiants se sont bagarrés avec des officiers de polices utilisant des matraques. Certains ont utilisé leurs chaussures pour protester et d’autres ont jeté des bouteilles d’eau et des morceaux de verres sur les soldats et officiers de police. “Qui a les mains tachées du sang de Zardasht ?” demandaient-ils. En lire plus

Une explosion lors d’un match de football - Aljazeera Net – May 14, 2010 Des attentats suicides ont eu lieu lors d’un match de football dans le Nord de l’Irak faisant au moins 25 morts et beaucoup d’autres blessés. L’explosion visait un match qui se tenait dans la ville de Tal Afar, 60 km à l’Ouest de la ville de Mossoul.  Un policier local a dit qu’une voiture piégée a explosée à 18h00 temps local (15h00 GMT) près d’un groupe de spectateurs. Pendant que les gens fuyaient la première explosion, deux autres ont activé leur ceinture d’explosif dans la foule, d’autres sources disent.   Les responsables de l’hôpital local ont placé le nombre de blessés à 125. En lire plus

Le lion de Babylone et le chien de l’Iran... - Layla Anwar – 23 mai 2010Des informations importantes vont vous être données- ce n’est pas comme si quelqu’un s’y intéresserait de toute manière… à moins qu’une vidéo avec des vrais massacres les accompagnent- votre éternel déclic. Alors vous commencerez à bouger, mais seulement pour la durée de la vidéo- maximum 5 minutes... et je ne retiendrais pas ma respiration non plus. De toute manière, je dois faire ce que j’ai à faire...malgré tout... - j’ai reçu ça de quelqu’un qui venait juste d’arriver à Fallouja/ province d’Anbar (merci A.H) et voici ce que le message disait : Je dois te faire parvenir cela...très frais de Falluja....toute la province d’Anbar est dans les mains de Maliki – la police locale n’a absolument aucun pouvoir- des arrestations et des détentions se font tout le temps et ils arrêtent des anciens officiers de l’armée et des anciens membres du parti Baas – des hélicoptères du Régiment Dégueulasse atterrissent et emportent des gens – l’homme qui est aux commandes de toutes les polices dans Anbar est directement connecté à Maliki et prend ses ordres de lui – son nom est Baha'a Al Qaissi – il est né à Karkh. Il est le chef de la police dans Anbar. Du côté de l’armée, le chef de toutes les opérations militaires dans Anbar s’appelle Abdul Azeez Al Obaidi et  c’est le frère du Ministre de la Défense, Abdul Qadir Al Obaidi. Ils utilisent le "katim" (le flingue silencieux) dans Anbar et les gens se font tuer en chemin...les gens sont vraiment effrayés et ils prient que leur tour n’arrive pas si vite…S’il vous plait, prévenez tout le monde... Le gouvernement chiite, dirigé par des partis sectaires et leurs milices et tous supportés par l’Iran, n’a jamais arrêté sa politique de nettoyage ethnique/religieux des régions sunnites comme Anbar. Ces nouvelles ne vous atteignent jamais, et si elles arrivent à vous, vous lirez toujours que c’est « Al Qaida en Irak » qui fait ceci, cela ou autre chose… mais donnez-moi encore cinq minutes et lisez la suite…  ■  En lire plus

Des bombes ont touché des bus dans le nord de l’Irak - Par SAM DAGHER – Publié le 2 mai 2010 - ERBIL, Irak ■ Près de 70 étudiants, la plupart chrétiens, ont été blessé dimanche et un autre irakien a été tué lorsqu’un convoi de bus scolaires a été attaqué dans un double attentat dans les alentours de la ville de Mossoul, selon un agent de sécurité. en lire plus

L’Irak augmente le niveau de sécurité après le jour le plus meurtrier de cette année - Par SAAD ABDUL-KADIR (AP) – Le 11 mai 2010 - BAGDAD ■ L’Irak a augmenté le niveau de sécurité dans les alentours de Bagdad et dans le reste du pays ce mardi, une journée après qu’une série d’attaques a fait 119 morts et des centaines de blessés. En lire plus

Une bombe dans un marché au nord de l’Irak fait 30 morts - Dim, 16 mai 2010 BAGDAD (Reuters) Un van rempli d’explosifs a explosé vendredi dans un marché très fréquenté dans la province très troublée du Nord de l’Irak, Diyala, faisant au moins 30 morts et blessant 80 autres, selon la police et des fonctionnaires. En lire plus

Un membre proéminent du clergé Sunnite s’est fait tiré dessus à Bagdad - Mercredi 5 mai 2010 - BAGDAD, le 5 mai (Reuters)Un tireur dans une voiture qui roulait à grande vitesse a criblé de balles un membre proéminent du clergé Sunnite ainsi que ses gardes du corps ce mercredi, tuant l’imam et trois autres personnes dans l’Ouest de Bagdad, selon une source du Ministère de l’Intérieur irakien. Abdul-Jalil al-Fehdawi, chef député du Conseil des Savants Irakiens, un corps indépendant qui émet des conseils religieux, ou des fatwas, sortait de sa maison dans le quartier Sunnite d’Amiriya lorsqu’il a été attaqué, dit la source. Deux de ses gardes et un membre de sa famille ont aussi été tué lors de l’incident, la police a ajouté. Ses collègues ont accusé le gouvernement de n’avoir pas su le protéger alors que les tensions religieuses sont très fortes suite aux élections contestées de mars. En lire plus

Un député pro-Allawi abattu dans le nord de l’Irak - Lundi 24 mai 20:28 - Mujahid Mohammed ■ Un député irakien du bloc de l’ancien premier ministre Iyad Allawi a été assassiné lundi, le premier meurtre du genre depuis que les dernières élections, il y a deux mois, n’ont pas mené à la formation d’un gouvernement. Bashar Hamid Agaidi, 32 ans, a été pris en embuscade en dehors de sa maison dans la ville mouvementée de Mossoul et est mort de ses blessures à l’hôpital, selon un docteur et un chef du mouvement Iraqiya. « Un tireur a mis en place une embuscade pour le député Bashar Hamid Agaidi juste devant sa maison et a tiré lorsque celui-ci rentrait chez lui » dit un policier, en ajoutant que le député a été conduit rapidement à l’hôpital alors qu’il était dans « un état très grave ». En lire plus

Bagdad va se barricader derrière un mur de 4,5m pour garder les terroristes dehors - Oliver August, Bagdad - May 18, 2010 ■ Bagdad va s’en remettre à la plus vieille forme de défense connue en construisant un mur massif autour de la capitale pour se protéger des insurgés, apprend The Times. Une série récente d’attentats suicides a conduit le gouverneur de la capital irakienne à proposer la construction d’une barrière de béton de 4,5m de haut et de 112km de long. Chaque homme, bête et véhicule sera contrôlé à une des huit portes qui perceront la barrière.  En conséquence, Bagdad, qui est presque de la même taille que Londres et avec approximativement cinq million d’habitants, devra faire face à de sérieuses perturbations. La liberté de mouvement sera limitée et les travailleurs aussi bien que les visiteurs devront attendre au moins une heure pour pouvoir rentrer. Une fois à l’intérieur, il est espéré qu’ils seront plus en sécurité. Shatha al-Obeidi, un assistant de Salah Abdul Razzaq, le gouverneur, dit: “nous voulons empêcher les terroristes de s’infiltrer. Avec l’aide du mur ce sera beaucoup plus simple.”  ■ En lire plus

Irak: l’eau était une bénédiction, elle est devenue un problème - ICRC – May 14, 2010 ■ Des millions de gens en Irak ne peuvent avoir accès à de l’eau potable ou à de l’eau en quantité suffisante. L’ICRC fait de son mieux pour améliorer l’accès à l’eau potable. Ceci est une mise à jour des activités de l’ICRC en Irak pour les mois de mars et avril. Le Tigre et l’Euphrate, qui approvisionnent la plus grande partie de l’eau en Irak, sont en train de sécher et dans certaines régions, ils ne peuvent plus être utilisés comme une source d’eau potable fiable. A travers tout le pays, l’assèchement de ces fleuves a de sérieuses conséquences sur le fonctionnement des installations de gestion de l’eau. Cela affecte aussi les nappes aquifères où le niveau de sel dans l’eau est en augmentation. Cette eau, riche en sel, est souvent impropre à la consommation humaine mais aussi inutilisable pour l’agriculture.  Le niveau de sécurité incertain dans certaines régions et l’augmentation du prix du pétrole rajoutent des contraintes aux services déjà peu efficaces, comme l’ont fait l’augmentation de la population et les déplacés internes. Dans beaucoup d’endroits, les contraintes sont plus fortes du au manque d’ingénieurs qualifiés et d’équipes capables de maintenir et de réparer les installations d’eau ainsi que les stations d’épurations. Beaucoup de communautés paysannes ont été touché de plein fouet par la sécheresse qu’il y a eu en 2008 dans le Nord de l’Irak. Le niveau de pluie ces dix dernières années a été beaucoup plus bas que les décennies précédentes. Dans le nord, le système d’approvisionnement en eau, nourrit par des sources et par des nappes aquifères artificielles qui se sont épuisées, n’arrive pas à satisfaire la demande en eau. Même si les pluies ont été plus intenses dans beaucoup d’endroits en 2009 et 2010, le niveau bas de l’eau continue d’affecter la production de l’agriculture, forçant ainsi l’Irak à importer plus de riz et de blé. Avec moins d’eau de qualité disponible, la gestion des eaux existantes est la clé. En lire plus

MALIKI REFUSE DE SE RETIRER

L’administration Obama et les principaux médias occidentaux continuent de représenter la situation en Irak comme une démocratie florissante et ses dernières élections comme sa plus grande preuve. Trois mois sont passés depuis que les irakiens ont été aux urnes pour élire un nouveau parlement. Les factions se sont chamaillées accusant chaque rival de fraude, de lien avec le parti Baas ou de terrorisme. La Cour Suprême irakienne n’a pas encore annoncé les résultats finaux et un gouvernement doit toujours se former. Malgré le fait que le bloc séculier Al Irakyah, dirigé par Ayad Alawi, ait probablement gagné 91 sièges, Nuri Al Maliki, dont la liste n’a eu que 89 sièges, refuse de se retirer de sa position de premier ministre. La coalition SLA de Maliki a formé une alliance avec les religieux sectaires chiites du INA, ainsi ils bloquent l’Irakyah de son droit constitutionnel de former un gouvernement. L’accord du SLA/INA stipule qu’en cas de dispute, celle-ci sera résolue par le Marjaiyah à Najjaf, le clergé chiite, rapprochant ainsi de plus en plus l’Irak vers un gouvernement théocratique iranien basé sur le Wilayat el Faqih. Ayad Allawi a prévenu qu’en ne prenant pas en compte le vote des irakiens, le premier et ses allies poussaient l’Irak encore plus près d’une guerre civile qui pourrait tourner en conflit régional.

 

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La Sortie et l’Héritage d’Ali Faysal al-Lami - Posté par Reidar Visser le dimanche 23 Mai 2010 à 14:31 Avec beaucoup d’espoir, les autorités judiciaires irakiennes n’attendront pas le feu vert des politiciens pour certifier le résultat des élections. Le weekend a été plus qu’ordinaire, comme d’habitude les prédictions sont larges pour savoir quand est-ce que la nouvelle alliance chiite deviendra un « kutla » ou bloc en soi, avec un leader et un nom, et un candidat premier ministre. Les estimations varient de « bientôt » à « dans les 10 jours »; en d’autres mots une sorte d’écho à la situation de juillet 2009 qui indique qu’un accord est loin d’être passé. A moins qu’Ayad Allawi de l’Iraqiyya et Nouri al-Maliki puissent passer un accord, couper court à tout ce charabia et se rencontrer en privé. Le processus interne chiite pourrait encore durer des semaines et des semaines pour se résoudre, alors qu’ils n’ont même pas encore commencé les pourparlers avec les Kurdes. En lire plus

« L’Irak risque une guerre sectaire »prévient le gagnant des élections Iyad Allawi - guardian.co.uk - May 10, 2010 ■ L’ancien premier ministre Iyad Allawi, le gagnant inattendu des dernières élections, a prévenu aujourd’hui que le pays risquait de tomber dans une nouvelle guerre sectaire, avec des politiciens féodaux qui tentent de reléguer à l’arrière plan les supporters d’Allawi, et de ralentir la pression de la communauté internationale.  Dans une interview avec The Guardian, Allawi a dit que depuis les élections du 7 mars amèrement contestées (avec lesquelles sa liste a remporté 91 sièges), les groupes politiques ont abandonné tout effort pour créer un gouvernement et qu’ils régressaient vers le sectarisme. Une régression encouragée par l’Iran. En lire plus

Al Maliki: La coalition Etat de Loi pour garder son titre de premier - Par Maad Fayad - Londres, Asharq Al-Awsat – May 21, 2010 Le Premier Ministre irakien, Nouri al Maliki, a dit mardi que le prochain premier ne viendra que de la coalition Etat de Loi, indiquant ainsi qu’il restera premier ministre pour un deuxième mandat puisqu’il n’y a pas d’autres candidats de la coalition pour cette position. Al Maliki a donné ce communiqué à la fin d’un “banquet politique” tenu jeudi par le Président irakien, Jalal Talabani,  pour les leaders politiques et les membres des listes électorales qui ont gagné aux élections de mars dernier. Dans un bref communiqué, Al Maliki a dit à Asharq Al-Awsat que “le premier ne quittera pas la coalition des deux alliés”, en référence à la coalition Etat de Loi dirigée par Al Maliki et l’Alliance Nationale Irakienne, cette dernière dirigée par Ammar al Hakim, chef de la Cour Suprême Islamique d’Irak, en rajoutant que « le premier ne quittera pas la coalition Etat de Loi. » En lire plus

Une déclaration à la presse par l’Association des Savants Musulmans Irakiens - Mai 20, 2010 Dans sa déclaration N° 708, datée du 20 Mai 2010, l’Association des Savants Musulmans en Irak, en s’adressant aux politiciens iraniens, a demandé qu’ils arrêtent de provoquer les irakiens et qu’ils abandonnent leur demande illégitime pour des compensations financiers de la part de l’Irak pour les conséquences de la guerre qui s’est tenue entre les 2 pays dans les années 80 au 20ème siècle. L’Association a expliqué que les demandes de compensations d’une valeur d’1 milliard de dollars américains par les politiciens iraniens ne sont faites que pour exercer des pressions politiques sur le gouvernement irakien actuel et les autres politiciens en vue d’obtenir le plus d’avantages possible… En même temps, ces demandes exposent les vraies ambitions iraniennes qui sont de prendre le contrôle de la richesse irakienne, en particulier son pétrole. Selon l’Association, la preuve la plus évidente de ces ambitions vient de l’occupation des puits de pétrole de Fakka. En lire plus

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LE GOUVERNEMENT IRAKIEN DEMANDE A L’ESPAGNE D’EMPECHER LES ACTIVITES DE GIJON ET MADRID

Nouvelles récentes de la Campagne Espagnole Contre l’Occupation et pour la Souveraineté de L’Irak - CEOSI - www.iraqsolidaridad.org, Le 25 mai 2010

“Le gouvernement irakien a informé qu’il demandera au gouvernement espagnol de bloquer la tenue des conférences prévues à Gijón et Madrid entre le 18 et le 21 juin. La conférence, nommée ‘Conférence Internationale sur la Résistance Politique Irakienne —Irak, Souveraineté et Reconstruction Démocratique" a été organisée par la Campagne Espagnole contre l’Occupation et pour la Souveraineté de l’Irak (CEOSI). Selon un rapport official, le gouvernement Al-Maliki demandera à l’Espagne de ne pas autoriser la conférence parce que des « personnes qui participeront sont suspectés [par le gouvernement irakien] d’avoir prêté de l’argent et d’avoir aidé à la violence. » A travers Ali Musawi, Attaché de presse du Premier Ministre irakien et directeur du Centre National de la Presse, il a menacé l’Espagne de  « répercussions négatives. » Selon les médias arabes, les autorités collaborationnistes pourrait aussi avoir demandé la capitulation des participants irakiens, dont la majorité ont déjà visité l’Espagne et dont certains ont déjà obtenu leur visa ». Cela abroge la décision de donner les visas aux leaders irakiens.

LE GOUVERNEMENT ESPAGNOL ESSAYE D’EMPECHER LES CONFERENCES A GIJÓN ET MADRID

Memo de la Campagne Espagnole Contre l’Occupation et pour la Souveraineté de l’Irak - CEOSI – Le 28 Mai 2010

« Le CEOSI déplore le changement d’attitude du gouvernement espagnol. Ce qui va compliquer ou retarder ce qui aurait été une contribution inestimable au succès d’’une élaboration d’une solution négociée, démocratique et acceptée pour sortir l’Irak de la tourmente. Les rencontres organisées en Espagne rassemblent les hauts représentants des courants de l’anti occupation en Irak, des intellectuels et des activistes irakiens ainsi que des personnalités internationales et des députés d’organisations européennes et américaines. La rédaction finale du communiqué final, qui sera signé et présenté à Gijón, aurait été une contribution importante à cet objectif puisqu’il présentera pour la première fois, et de manière publique, un engagement pour une reconstruction démocratique de l’Irak et une condamnation du terrorisme. »

Aujourd’hui, le 28 mai, le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération espagnol a informé la Campagne Espagnole contre l’Occupation et la Souveraineté pour l’Irak(CEOSI) de « l’impossibilité d’offrir un support quel qu’il soit » aux activités planifiées à Gijón et Madrid entre le 18 et le 21 juin dans le cadre de la Conférence Internationale de la Résistance Politique Irakienne: Irak, Souveraineté et Reconstruction Démocratique [1]. La CEOSI croit qu’avec cette décision inattendue, le gouvernement espagnol empêche (en réalité, il interdit) les deux activités de se tenir comme prévu initialement [2], et avec surprise ne tient aucun de ses engagements qu’il a tenu avec les organisateurs des événements.

Pour plus d’informations: www.iraqsolidaridad.org

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