|
Les élections irakiennes ont été
expressément dramatisées en les considérant
comme un moment crucial pour l'avenir d'Irak.
Cette mise en scène est un plan publicitaire
américain contre la résistance irakienne et les
forces d'anti-occupation qui ne présentent pas
de candidants pour ces élections. Une fois que
l'administration d'Obama
a décidé -pour des raisons financière et
militaires - de se retirer et de rendre l'Irak à
son peuple, s'est vu confrontée au peuple
irakien qui ont développé un sens d'incroyance
par rapport au processus politique dans les
jours et les moins avant le début des élections.
Cette incroyance s'est manifestée par une
enregistration de vote diminuée.
Le processus politique a produit une
situation tragique pour les Irakiens: de la
corromption générale dans laquelle des minsitres,
des députés ainsi que des institutions
gouvernementales sont impliqués, sans pour
autant être sanctionnés; des dizaines de
milliers de prisionniers sont torturés, violés,
ou jugés sans procès équitable; cinq millions de
refugiés sans droits ou protection, ou même sans
reconnaissance officielle de refugié par le
gouvernement; l'abus largement répandu des
droits de l'homme; l'absence de services
élémentaires, tels que la purification de l'eau,
l'électricité, ou un système d'égouts;
le chômage atteingnant
50 % de la population, couplée à l'absence de
moyens de gagner de l'argent décents; le manque
d'accès à la santé ou à l'éducation; la perte du
droits en tant que travailleur ou fonctionnaire
d'Etat; la peur continue de mourir, d'être
arrêté, kidnappé ou déménagé, parmi d'autres
peurs. Pendant les quatre premières annnées de
ce gouvernement et de ce parlement, aucune loi
n'a été écrite et aucune décision n'a été prise
afin d'assurer le peuple irakien que l'avenir du
processus électoral serait différent.
Comme l'administration d'Obama a eu
besoin de rendre l'illusion de légitimité du
processus politique aux yeux du peuple américain
en mettant en scène les élections, leurs alliés
locaux les ont apperçu comme un danger,
puisqu'ils perdraient du pouvoir. La preuve est
qu'aucune des forces alliées aux Etats-Unis ont
accepté que les refugiés participent aux
élections -au contraire, ils les ont déplacés
avec force. Parmi d'autres preuves se trouve la
décision de postposer à la dernière minute la
loi électorale régulant les élections, afin de
dramatiser les élections. Les Etats-Unis ont
poussé leurs alliés dans le parlement actuel à
permettre la participation aux votes aux
refugiés, alors
qu'il est infaisable
d'assurer cette vote.
Pendant les sept ans d'occupation, les
Etats-Unis ont suivi ce modèle de politique, qui
consiste à pousser à des attaques ou à se taire
face aux attaques menées par leurs alliés contre
la résistance irakienne, ses partisans réels ou
supposés, alors qu'en même temps, ils dénoncent
ces attaquent textuellement - sans rien
entreprendre - afin de gagner les coeurs des
victimes, pour qu'elles croient que les
Etats-Unis leur protègera contre leurs alliés.
Les Etats-Unis suivent encore le modèle pendant
ces élections. Alors que les Etats-Unis n'aient
rien fait contre la succession incessante
d'arrestattions massives, de déportations,
d'exécutions, d'assassinats, d'accusations,
d'intimidation, de falsifications et d'actions
illégales entreprises par leurs alliés, ils
déclarent de temps en temps que les élections
devraient être transparantes.
Ces élections ont été falsifiées à
l'avance. La falsification des élections ne se
fait forcément le jour des élections même. Au
cas où les électeurs ne sont pas enregistrés de
façon fiable, ni en Irak, ni à l'étranger, et
que des minorités et des adversaires se voient
terrorisés,
qu'il n'existe pas de
procédures ou de règles exactes quant aux
entités politiques, à leurs mécanismes
financières, à leurs campagnes électorales
assurant aux
candidats concurrant de
jouir des mêmes droits et que le gouvernement
peut se servir de tout son appareil d'Etat ainsi
que de ses institutions pour contrecarrer ses
propres rivaux, il est évident que les élections
seront fausses et ne reflèteront pas la réelle
volonté du peuple irakien.
De nombreux
gouvernements, institutions internationales et
associations ont déclaré vouloir que les
élections soient libres, honnêtes et
transparentes. Ces bonnes intentions seront
considérées comme l'acceptation silentieuse des
résultats falsifiés, si elles ne sont pas
concrétisées par des actions. Nous nous
rappelons que la Résolution 1483 du Conseil de
sécurité des Nations unies stipulait les
obligations des forces occupantes, mais que les
Nations unies se sont tuent par après, face aux
violations de ces mêmes obligations par les
occupants. Ainsi, elles ont donné la liberté aux
Etats-Unis de faire ce qu'ils veulent en Irak,
comme si c'était légal. Dans ce contexte, il est
évident que le parlement suivant sera encore un
produit créé par les Etats-Unis, composé
d'alliés américains à des visages différents, et
non de réels représentants irakiens.
La résistance
irakienne et les forces anti-occuppations, la
force primaire en Irak, se rendent comptent que
la politique américaine suit ce modèle. Dès lors,
elles ne peuvent pas considérer ces élections
comme légitimes ou démocratiques, et refuseront
de les accepter comme te. L'antithèse entre
l'occupation et la résistance et les forces
anti-occupation, surmontera aussitôt après les
élections comme premier conflit dans la
politique irakienne. La résistance et les forces
anti-occupation s'opposeront au SOFA, aux
contrats pétroliers, à la division de l'Irak et
à la destruction de son identité arabe et
musulman, et au régime fasciste du point de vue
religion que l'Iran - allié des
Etats-Unis - aimerait
établir. Elles lutteront contre les résultats de
l'occupation et son processus illégal. Le
soutien du peuple irakien ne sera néanmoins pas
représenté ni reflété par ces élections.
Les
forces savent que les tactiques employées au
cours des élections sont utilisées afin de les
diviser quant à la question de participer aux
élections ou non.
Leur littérature et leur
position fait comprendre que pour cette raison,
elles n'essaieront pas d'empêcher leurs
partisans de voter en faveur d'un candidat
qu'ils considèrent être moins horrible qu'un
autre, ou de défendre leurs préoccupations
immédiates au niveau local, comme ce sera le cas
dans beaucoup de provinces, principalement à
Kirkuk, à Mosul et à Baghdad. Ainsi, le peuple
peut prendre conscience par leur propre
expérience que ces élections ne changeront rien
dans leur vie. En assurant la liberté de voter à
leurs partisans, elles empêcheront que
l'occupant utilise ces élections pour isoler la
résistance irakienne du peuple irakien. Au
contraire, la falsification des élections et le
modèle hypocrite utilisé par les Etats-Unis,
pousseront certaines force qui croyaient au
processus politique à quitter et à se joindre au
mouvement qui s'oppose à l'occupation.
Ces tactiques,
qui servent de modèle répété aux Etats-Unis,
nous rappelent celle utilisées - la vague -
pendant les assassinats sectaires en 2006-2007.
Ces assassinats ont été commis sous les yeux de
l'occupation, qui s'est tue, et, selon certaines
sources, qui y a même contribué. Seulement quand
les assassinats ont eu l'effet désiré - des
centaines de milliers de morts et des millions
de refugiés - les Etats-Unis ont prétendu
protéger les victimes en refermant les régions
où ils habitent par des murailles afin de les
contrôler. Ils n'ont puni personne pour ses
assassinats, ils n'ont rien entrepris pour
faciliter le retour de refugiés. La même chose
se passe dans le contexte de ces élections.
Lorsque les Etats-Unis prétendent vouloir des
élections transparentes, les arrestations, les
déménagements, l'abus massif des droits de
l'homme, les falsifications, les exécutions, les
exils forcés des candidats, continuent toujours
sur le terrain, sans qu'aucune action n'est
entreprise pour les arrêter.
Cette fois, les
Etats-Unis jouent avec du feu. Leurs tactiques
amplifient la division qui existe entre les
alliés américaines locales, qui ont le peuple
irakien pour victime. Elles pourraient mener, à
la suite des élections, à une lutte civile
interne, voire à une guerre régionalle. Le
processus politique a échoué et personne ne veut
continuer cela pendant quatre autres années
saignantes. Les sept ans d'horreur de
l'exécution du projet des Etats-Unis et de ses
alliés ont eu pour principal résultat
la division de l'Irak.
Si le projet continue a être exécuté, peu
importe sous quelle forme, il mènera à une
guerre civile. Est-ce que les Etats-Unis voient
les élections et l'amplification des conflits
comme une opportunité pour présenter le projet
de division de Bidon comme un fait accompli? Si
les Etats-Unis négocient l'avenir de l'Irak et
l'ampleur de cette divsion à travers ces
élections seulement avec l'Iran et les chefs
kurdes, leurs principaux alliés, d'autres forces
politiques irakiennes ne soutiendront pas que le
peuple irakien devient victime de ces
machinations et elles renforceront leurs
résistances militaire, politique et civile.
En amplifiant
les conflits existantes durant les élections,
les Etats-Unis risquent entre autre que les
alliés américains, les chefs pro-iraniens et les
chefs kurdes, ne veuillent accepter des
élections transparentes pour réaliser leur
projet. Ils utilisent et utiliseront à nouveau
de la force - avec ou sans l'aide américaine -
pour imposer leur plan au peuple irakien. Leur
plan ne constitue non seulement un danger pour
l'Irak et son peuple, mais également pour les
pays voisins. Toute lutte civile renouvellée
pourrait entraînter une guerre régionale. Les
Etats-Unis, essaient-ils de faire revivre son
projet échoué du Nouveau Moyen-Orient, malgré
tous leurs efforts publicitaires? Il est temps
de comprendre que les seules réponses pour
obtenir la paix, la stabilité et la démocratie
en Irak, sont le retrait complet et sans
conditions des forces américaines,
l'établiIssement d'un gouvernement de transit
qui a le soutient de la résistance,
l'organisation d'élections libres, honnêtes et
démocratiques, afin de rendre l'Irak à son
peuple. Sans une rupture avec le processus
politique et ses groupes, l'Irak va s'enfoncer
de plus en plus dans une tragédie.
 |
Abdul Ilah Albayaty
est un analyste politique irakien et
Hana Al Bayaty
est le coordinateur de l'Initiative
internationale sur les réfugiés irakiens et tous
deux sont membres du
Executive Committee
du BRussells
Tribunal . |
 |
|

 |
|
Le BRussells Tribunal est un réseau international d'intellectuels, d'artistes et d'activistes,
qui dénoncent la
logique de la
guerre
permanente
promue par le
gouvernement
américain et ses
alliés. Ces
guerres
touchent, pour
l'instant, une
région
particulière du
Monde: le
Moyen-Orient.
Un tribunal
populaire a
initialement été
crée pour
s’opposer au “Projet
pour un Nouveau
Siècle Américain”
(PNAC) et ainsi
dénoncer son
rôle dans
l'invasion
illégale de
l'Irak, son
travail continue
à ce jour.
Depuis, ce
tribunal
populaire tente
de faire le lien
entre la
résistance
intellectuelle
dans le monde
arabe et les
mouvements pour
la paix de
l'Occident.
|
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Le
BRussells Tribunal cherche des traducteurs anglais-arabe-français-néerlandais-allemand-espagnol
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Iraqi
International
Initiative
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|
|
Je suis fier d’être une scientifique et une chercheuse. J’ai construit ma
carrière
académique sur
les théories et
les nombres. En
tant que
professeur,
j’enseigne à mes
étudiants que
tout est basé
sur la science,
que tout est
raison. C’est la
raison pour
laquelle je me
sens toujours
frustrée lorsque
je me laisse
aller à la
passion et aux
sentiments sur
certains sujets.
Un de ces sujets c’est l’occupation de mon pays, l’Irak. J’ai remarqué
que quand je
parle de mon
pays, les
sentiments
prennent souvent
le dessus sur la
raison. Je ne
sais pas être
chercheuse et
observatrice en
toute
objectivité,
comme il est
attendu de moi.
Ainsi quand je
me retrouve à
faire des
recherches sur
les dommages
causés par la
guerre et
l’occupation,
mon cœur se
rempli de colère
et mes yeux ne
reflètent que le
désespoir.
J’ai décidé de le voir comme une scientifique, de ne pas traiter le sujet
avec émotion et
de ne laisser
parler que les
nombres. Cette
année je vais me
concentrer et ne
jouer que le
rôle de
l’analyste sur
le sujet qui me
tient le plus à
cœur.
Nous allons voir que l’occupation américaine
viole le droit
des enfants à
tous les
niveaux ; que ce
soit pour la
santé,
l’éducation, la
sécurité
sociale, l’unité
familiale, la
non séparation
de leur parent
si il y a
détention,
emprisonnement
ou exile
|
|
Pendant deux décennies les enfants irakiens (et à plus
grande échelle
la société
irakienne) ont
été sujets à de
graves
violations de
leur droit.
Les forces d’occupations américaines, ainsi que le
gouvernement
irakien à leur
solde, ont
faillis
gravement à
remplir leurs
fonctions les
plus basiques
concernant les
droits enfants
comme ceux
stipulés dans la
convention sur
le Droit des
Enfants de
l’ONU/CRC
(Résolution 25/
Session 44,
novembre 1989).
Cette convention
a été ratifiée
par 194 pays
sauf par les Usa
et la Somalie.
Les points principaux de la Convention sur le Droit des
Enfants (CRC)
insistent sur la
protection des
droits des
enfants à vivre
dans un
environnement
sain et à un
développement
mental,
physique, morale
et spirituel.
Un nombre incroyable de violations de ces droits a été
perpétré sous
l’occupation
américaine.
Nous allons voir
que, sous
l’occupation
américaine, les
droits des
enfants ont été
violés à tous
les niveaux
(santé, sécurité
sociale, le
droit de vivre
avec ses
parents, de ne
pas en être
séparé en cas de
détention,
emprisonnement
ou exil).
1.
Les enfants
irakiens sous le
régime des
sanctions
économiques
(1990-2003)
Lors des sanctions économiques, il était interdit à
l’Irak
d’importer des
équipements, des
médicaments, des
outils
d’éducation, des
équipements
sanitaires, etc.
Les sanctions
économiques ont
été imposées par
les USA et la
Grande-Bretagne
et renforcées
par la
résolution 661
de l’ONU en 1990
Le comité des
sanctions aux
Nations-Unies
était dominé par
les USA et la
GB. Ceux-ci ont
insistés pour
bloquer tout ce
qui était
essentiel pour
le respect des
droits humains.
2.
Le
statut des
enfants irakiens
sous
l’occupation
anglo-américaine
en Irak
Treize années de souffrance et la mort de plus d’un
demi-million
d’enfants
(résultats des
sanctions
économiques) se
sont arrêtées à
l’invasion
américaine en
2003. Dès lors
les irakiens ont
dus faire face à
des destructions
massives, au
choc et à la
terreur, au feu,
au pillage des
centres
culturels et
civiles, à la
destruction
d’hôpitaux, à
des raids, aux
bombes, des
violences
intra-religieuses
soutenues par
l’occupant, etc.
Un nombre
incroyable de
violences faites
aux enfants ont
été commis sous
l’occupation
anglo-américaine
de l’Irak.
■ Tir à vue d’œil sur les civils pendant les
opérations
militaires lors
de l’invasion.
Sans compter les
morts, dont
beaucoup
d’enfants, suite
à des
ordonnances qui n’avaient pas explosés le long des routes
utilisées par
les militaires.
■ Les morts directes et les abus d’enfants lors
des raids
américains dans
les secteurs
civils comme
Fallujah,
Haditha,
Mahmodia,
Telafer, Anbar,
Mosul et dans la
plupart des
villes
irakiennes [17].
Le massacre des
enfants à
Haditha en 2005
est un bon
exemple des
« dommages
collatéraux »
parmi les
civils.
■ Les dégâts et les morts causés par le terrorisme :
voitures qui
explosent tous
les jours,
attaques sur les
bâtiments, et
d’autres
attaques
terroristes sur
les civiles.
■ La détention et la torture des enfants
irakiens dans
les prisons
américaines et
irakiennes.
Pendant leur
détention, les
enfants sont
brutalisés,
violés et
torturés.
Les
gardes
américains ont
enregistrés ces
crimes brutaux à
Abu Ghraïb et
dans d’autres
prisons.
■ La pauvreté due à l’effondrement économique et
la corruption
ont causés la
malnutrition
parmi les
enfants
irakiens. Dans
un rapport
d’Oxfam en
juillet 2007, il
est question de
8 million
d’irakiens qui
nécessitent une
aide d’urgence
immédiate et de
presque la
moitié des
irakiens qui
vivent dans une
situation
d’extrême
pauvreté.
■ Lors de punition collective, l’armée
américaine
imposait un
blocus bloquant
l’arrivée de
nourriture,
d’aide et de
médicaments
avant d’y
effectuer un
raid
destructeur.
Cette technique,
cela va sans
dire, a faite
beaucoup de
dégâts sur les
enfants et a
rendue leur
situation encore
plus difficile.
■ Les microbes, le manque sanitaire et les coupures
d’eau pour
plus de 70% de
la population
ont causés la
mort “d’un
enfant irakien
sur huit » avant
qu’ils aient
atteint l’âge de
cinq ans. La
mort des jeunes
enfants irakiens
sont causés par
des maladies
d’ordres
sanitaires
telles que la
diarrhée, le
cholera, la
typhoïde,
l’hépatite, etc.
■ La contamination et l’exposition de villes
densément
habitées à des
munitions
chimiques et
radioactives.
Des armes comme
les bombes à
fragmentations,
le napalm, les
bombes au
phosphore et les
bombes riches en
uranium ont
provoquées une
très forte
augmentation des
cancers, des
malformations,
des tumeurs et
des leucémies.
Les enfants dans
les villes comme
Basrah, Baghdad,
Nastiya, Samawa,
Fallujah,
Dewania (et bien
d’autres)
subissent des
augmentations
multiples de ces
maladies. Plus
de 24% des
enfants nés à
Fallujah au mois
d’octobre 2009
avaient des
problèmes à la
naissance. Le
ministre de
l’environnement
en Irak a appelé
la communauté
internationale à
venir en aide
aux autorités
irakiennes pour
l’aider à faire
face au nombre
incroyable de
cancer en Irak.
■ La détérioration du système de santé et les
assassinats
ciblés sur les
médecins ont
causés un nombre
plus important
de perte parmi
les enfants. On
a pu estimer que
le nombre de
morts a augmenté
de 650.000 entre
2003 et 2006.
Une autre
enquête dit que
ce nombre peut
être estimé à
1.000.000 entre
2003 et 2007.
Une des plus
grande cause
vient de la
faillite du
système de
santé.
■ Les dommages dus au système de l’éducation. En
2004, on peut
estimer que deux
enfants irakiens
sur trois ont
abandonnés
l’école. Les
statistiques
données par le
Ministère de
l’éducation fait
état que
seulement 30%
des 3.5 million
d’étudiants
allaient
réellement à
l’école.
L’UNESCO a dit
lui, qu’avant
l’invasion
américaine, les
mêmes
indicateurs
montraient un
taux de 100%.
Les assassinats
sur le corps
professoral et
les académiciens
ont faits fuir
un grand nombre
d’entre eux à
l’étranger.
Cette fuite des
cerveaux et la
destruction des
écoles et du
système
éducationnel
fait partie du
nettoyage
culturel et
intellectuel de
la société
civile irakienne
et de son
identité.
■ L’effondrement de l’économie irakienne, les
violences
intra-religieuses,
les raids
américains sur
les civils et la
mort d’un membre
de leur famille
ont empêchés les
enfants de vivre
une vie dont
tous les enfants
ont droit: une
enfance calme et
innocente. A la
place, ils ont
droit à des
déchirements
familiaux, à la
pauvreté et à un
manque total de
sécurité. Les
enfants irakiens
sont obligés de
travailler pour
générer de
l’argent parce
que leur famille
souffre de la
faim et de la
pauvreté. Ils
quittent l’école
et apprennent
déjà la vie
d’adulte et ses
problèmes:
chômage, travail
manuel, etc.
Cette situation
les expose à des
difficultés et à
beaucoup de
formes d’abus.
L’exposition
continuelle à la
violence a
affecté leur
développement
psychologique
ainsi que leur
comportement.
■ Le nombre incroyable d’orphelins en Irak. Le
Ministère du
travail et des
affaires
sociales a
estimé qu’il y
aurait 4.5
millions
d’orphelins.
D’autres
estiment qu’ils
sont 5 millions.
Près de 500.000
d’entre eux
vivent dans les
rues sans avoir
d’appuis
familial et
institutionnel,
ni même de
maison.
Finalement, 700
sont emprisonnés
par le
gouvernement
irakien, et une
centaine
d’autres sont
dans les prisons
américaines.
■ Le problème des familles qui ont été obligées de
partir et
l’impact que
cela a sur les
enfants. Depuis
l’invasion de
l’Irak, il y a
eu près de 2.2
million de
personnes qui se
sont réfugiées
dans d’autres
parties de
l’Irak suite à
des violences
intra-religieuses,
américaines,
etc.
Bien plus
de 2 million
d’autres
irakiens se sont
enfuis de
l’Irak. Au 20
novembre 2007,
les rapports de
l’UNESCO
indiquent que le
nombre d’enfants
ayant pris
refuge en Syrie
est de 300.000.
Les problèmes
que les enfants
ont lorsqu’ils
sont obligés de
migrer
représentent une
vraie crise
humanitaire
alors même qu’un
grand nombre de
familles n’a pas
de maison, ni
d’accès à
l’éducation ou à
la santé et ne
vit pas en
sécurité.
3.
La détérioration
des conditions
de vie des
enfants irakiens
déplacés.
Cette étude a
été menée par
l’auteur avec
l’aide du Iraqi
Women Will
(IWW), une ONG
irakienne qui se
bat pour le
droit des femmes
irakiennes en
Irak mais aussi
en dehors.
En
octobre 2009,
plus de 300
questionnaires
ont été
distribués à des
familles
irakiennes
vivantes à
Yarmouk (un camp
de réfugiés dans
les alentours de
Damas en Syrie).
Les enquêteurs
ont visités ces
familles pour
vérifier la
justesse des
réponses et pour
mener des
interviews
|
Vous
pouvez lire l’étude et les conclusions sur le
site du BRussells
Tribunal en cliquant
ici.
|
|
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Vous êtes un
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1000 euros
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SEPT ANNEES DE
SILENCE
Un message aux américains
Nihal Fahad,
Ingénieur TI, Bagdad, Irak
Votre silence est plus bruyant que vos bombes
Il rempli le vide laissé par la cruauté
Et étouffe l’angoisse, l’insulte et la peine
Votre silence est plus bruyant que vos bombes
Il montre une lâcheté basse
Il survit à la mort et la pourriture
Laid, triste et pale…
Votre silence est plus épais que le sang
Qui gicle et colore le sol sacré
Nous attendons, nous écoutons, le son
d’indignation
Qui ne viendra pas
Votre silence étourdit, engourdit
et
refroidit
Plus fort que les chants de guerres et les
tambours…
Il résonne avec l’impuissance de l’imbécile
Mort et destruction s’ensuivent...
Alors rentrez-les à la maison, rappelez vos
hommes,
Ni sauveurs, ni héros, ni amis
Seulement des
mercenaires pour arriver à une fin,
Laissez-nous vivre, laissez-nous
guérir... Partez demain.






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La campagne espagnole contre l’occupation et pour la
souveraineté de l’Irak ou le CEOSI (The Spanish
Campaign against the Occupation and for the
Sovereignty of Iraq) tiendra sa première
conférence internationale et public sur la
situation générale de la résistance irakienne.
Celle qui, en plus de se battre pour la
souveraineté de l’Irak, incorpore aussi une
reconstruction démocratique et non sectaire de
ses institutions.
Cette conférence, qui se tiendra à Gijón dans
les Asturies en Espagne du 18 a 20 juin 2010,
cherche à promouvoir la résistance irakienne sur
la scène internationale tout en encourageant le
processus de convergence des résistances
irakiennes. Elle aura comme titre :
Conférence internationale de la résistance
politique irakienne. Cette initiative coïncide
avec le commencement de la 8ème année
d’occupation en Irak. Elle sera tenue alors que
la présidence de l’UE sera espagnole.
On entend moins parler de l’Irak ces temps-ci mais ça ne veut absolument
pas dire que la situation s’est améliorée ou que
la fin de l’occupation est proche. Dans un futur
proche les irakiens vont devoir faire face à des
événements cruciaux. Le 7 mars 2010 des
nouvelles élections législatives vont se tenir.
Les objectifs de ces élections sont de
consolider le processus de contrôle interne en
Irak et un possible retrait total des troupes
américaines en 2011. Comme auparavant, le réseau
contre l’occupation ne prendra pas part aux
élections qu’elle juge illégale mais n’empêchera
pas non plus les gens d’aller voter.
Ceux qui occupent l’Irak ont soumis le pays à la vieille technique
coloniale de la fragmentation sociale.
L’occupation est loin d’avoir mis en place des
politiques démocratiques à l’Irak comme ses
envahisseurs l’ont clamé. A la place,
un
pouvoir formel s’est créé avec certaines
personnes et certains groupes religieux qui sont
liés directement à l’occupant ou aux puissances
régionales sans n’avoir aucune légitimité. Leur
jeu n’est pas de représenter ou de défendre
l’une ou l’autre communauté irakienne mais de
servir leur « maître » tout en s’enrichissant
sans aucune impunité. Les prochaines élections
du 7 mars ne vont qu’exacerber cette mauvaise
dynamique. Au lieu d’apporter un moyen
d’expression démocratique aux irakiens, elles ne
sont, en réalité, qu’un reflet de la guerre que
se mènent les Etats-Unis et l’Iran pour le
contrôle sur l’Irak. Pour cette raison, de
terribles conflits se développent même dans le
camp des collaborationnistes: selon ce qui se
dit dans les rues irakiennes, les récentes
attaques meurtrières à Baghdâd et dans les
autres villes sont le résultat (soit par
implication directe ou passive des forces de
sécurité) d’un
combat sans limite entre les groupes religieux
qui y règlent leur différent politique.
Situation qui coute la vie à des centaines
d’irakiens innocents.
Selon les plus prestigieuses institutions internationales, l’occupation
de l’Irak à déjà couté la vie à plus d’un
million de personnes. Selon les Nations Unies
(ONU), entre 2005 et 2006, presque 100 irakiens
étaient tués par jour par des escouades de la
mort liées aux nouvelles autorités irakiennes,
et donc directement ou indirectement aux forces
d’occupations. Officiellement, 40.000 irakiens
sont détenus par les USA ou par les nouvelles
autorités irakiennes. De plus, la terreur et la
répression a mené au plus grand exode massif de
l’époque contemporaine. Toujours selon l’ONU,
depuis le début de l’occupation, presque 5
millions de personnes sont devenus refugiés à
l’intérieur de l’Irak ou ont du chercher refuge
en dehors de l’Irak ; l’Irak est le premier pays
dans le monde qui a le plus de personnes qui ont
du abandonner leur maison : 16% de sa
population. Pour ces irakiens retourner chez eux
relève de l’impossible.
Dans le pays, les élections n’ont pas données un seul espoir
de changement sur la vie quotidienne qui,
malheureusement,
ne fait que se dégrader de jour en jour
depuis 2003. L’Irak, qui était un des pays les
plus riches du monde avec sa grande classe
moyenne, n’en est plus qu’un pâle reflet.
Aujourd’hui le pays obtient de piètres résultats
au niveau de l’éducation, l’électricité, la
santé, l’eau potable mais aussi dans le respect
des droits humains et sociaux. L’Irak est le 4ème
pays le plus corrompu au monde : dans le secteur
clé du pétrole qui ne cesse de se privatiser,
personne ne sait dans quelles mains les recettes
peuvent atterrir. C’est la classe politique
imposée par les occupants qui crée cette
nouvelle oligarchie. Elle légalise le vol et le
démantèlement des institutions publiques à
travers une législation régressive ; dés lors le
concept de citoyenneté perd de sa valeur, l’Etat
disparait et donc les hommes et les femmes sont
beaucoup plus sujets à l’arbitraire et au
désespoir.
Par rapport à cette image de fond, le projet de récupérer la souveraineté
de l’Irak est inexorablement lié à la
reconstruction démocratique et intégrée de ses
institutions. L’occupation armée ne devrait pas
donner lieu à un régime fantoche ou à la
fracturation du pays en aires d’influences. On
en sait bien els conséquences : tout un pays
spolié de sa richesse. Les irakiens veulent
récupérer leur souveraineté totale et revivre à
l’image de leur grand passé. Un passé qui
incarnait une société dynamique et intégrée.
Ceci représente le projet que la résistance
irakienne voudrait incarner et se voir se
réaliser. C’est ce qui vous sera montré à la
conférence de Gijón dans une atmosphère de
confiance et de liberté.
Les mouvements démocratiques anti occupation
convergent doucement mais sûrement. Depuis 2007
quatre Fronts ont été créé autour desquels la
majorité des militants commencent à graviter. La
coordination entre eux s’est améliorée sans se
diriger vers une unification militaire. Plus
important encore, après la fin de la première
phase de confrontation avec les occupants, les
représentants politiques et civils de la
résistance continuent leurs dialogues pour un
programme et une stratégie unifiée, et sur la
nécessité de parler d’une seule voix autant à
l’intérieur de l’Irak qu’au niveau
international. C’est un objectif primordial pour
le futur de l’Irak et pour pouvoir sortir d’une
manière démocratique et intégrée de la crise que
l’occupation à créée.
C’est l’esprit de la conférence qui se tiendra à Gijón. Une
date que les plus hauts représentants des
principaux groupes politiques irakiens
anti-occupation ont déjà confirmé. Ainsi il y
aura les représentants du Nationalist and
Islamic Patriotic Front (qui est
l’organisation politique du Jihad and
Liberation Front) ; du Association of
Muslim Scholars (dont le secrétaire général,
Sheikh Harez Al-Dari, a été désigné comme
représentant politique par les factions armées
du Jihad and Change Front) ; et l’Iraqi
National Foundation Congress (qui rassemble
plus de 20 associations civiles et députés des
communautés). Beaucoup d’hommes et de femmes se
souviendront de l’Iraqi National Foundation
Congress et le rôle central qu’il a joué
dans l’histoire contemporaine irakienne :
Judeir Al-Murshidi, Secrétaire général du
Nationalist
and Islamic Patriotic Front of Iraq ;Sheikh
Bashar Mohammed Al-Faidi, porte parole et
membre du comité exécutif de l’Associaton of
Muslim Scholars, l’ayatollah Yawad Al-Jalesi,
secrétaire général du Iraqi National
Foundation Congress ; Haifa Zangana,
écrivaine, résidente aux Royaume-Unis ; sheikh
Ahmed Al-Ganim, président du Southern
Tribal Council of Iraq ; Arshad Zibari,
secrétaire général du Kurdish Justice Party ;
Yusef Hamdan, leader du parti communiste
People’s Union ; Asma Al-Haidari,
activiste des droits de l’homme ; et Isam Al-
Chalabi l’ancien ministre irakien du pétrole
(1987-1990) et expert en pétrole.
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La conférence est organisée en collaboration avec l’Independence Study
Center
basé à
Damas, dont le
président
Khalid Al-Mani
nous fera
l’honneur de sa
présence.
Plusieurs autres
personnalités et
députés des USA,
de l’Europe et
du monde arabe,
tel Hans von
Sponeck et
Ramsey
Clark, seront
aussi présents.
Ce sera une
occasion
exceptionnelle
pour construire
ou recréer des
liens avec des
organisations
irakiennes. Dans
le contexte de
la présidence
espagnole à
l’UE, la visite
des
personnalités
politiques et
sociales
irakiennes sera
une opportunité
pour entamer un
dialogue direct
avec les
autorités
espagnoles mais
aussi avec des
groupes
politiques
espagnols et
européens.
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