BULLETIN   3
guerre en Irak - guerre en Afghanistan - guerre en Palestine - guerre en ...

   Mars 2010 choisissez votre langue:   ENGLISH  NEDERLANDS ARABIC ESPAÑOL  info@brussellstribunal.org
Si vous voulez être complètement sûr que vous recevez notre lettre d'information suivante: s'il vous plaît:  inscrivez-vous ici. Indiquez dans quelle langue vous souhaitez recevoir le bulletin: merci beaucoup pour votre collaboration. OCCUPATION YEAR 8
starts on march 20th 2010
les elections irakiennes violations des droits des enfants conférence sur la résistance politique sept années de silence soutenir le BRussells Tribunal

DEMOCRATIE ET SECURITE EN IRAK

Le BRussells Tribunal a le devoir de dire et d'écrire pourquoi ces élections sous occupation étrangère ne sont pas une bénédiction, mais un drame. Les résultats de la sanction (1991) et de l'occupation (2003), signifiait pas de progrès pour le peuple irakien, au contraire



Mars 04 2010

Abdul Ilah Albayaty
&
Hana Al Bayaty
LE DRAME DES ELECTIONS IRAKIENNES

En donnant libre cours à ses alliés locaux féodale, les Etats-Unis poussent l'Irak vers l'effondrement civile et le potentiel d'une guerre régionale qui pourrait forcer sa partition prévue

CULTURAL CLEANSING IN IRAQ

Vous pouvez commander votre copie de CULTURAL CLEANSING in IRAQ ici, et profitez d'une remise de 10% (cette offre n'est pas valable aux Etats-Unis, au Canada ou en Australie)

Les élections irakiennes ont été expressément dramatisées en les considérant comme un moment crucial pour l'avenir d'Irak. Cette mise en scène est un plan publicitaire américain contre la résistance irakienne et les forces d'anti-occupation qui ne présentent pas de candidants pour ces élections. Une fois que l'administration d'Obama a décidé -pour des raisons financière et militaires - de se retirer et de rendre l'Irak à son peuple, s'est vu confrontée au peuple irakien qui ont développé un sens d'incroyance par rapport au processus politique dans les jours et les moins avant le début des élections. Cette incroyance s'est manifestée par une enregistration de vote diminuée.

Le processus politique a produit une situation tragique pour les Irakiens: de la corromption générale dans laquelle des minsitres, des députés ainsi que des institutions gouvernementales sont impliqués, sans pour autant être sanctionnés; des dizaines de milliers de prisionniers sont torturés, violés, ou jugés sans procès équitable; cinq millions de refugiés sans droits ou protection, ou même sans reconnaissance officielle de refugié par le gouvernement; l'abus largement répandu des droits de l'homme; l'absence de services élémentaires, tels que la purification de l'eau, l'électricité, ou un système d'égouts;  le chômage atteingnant 50 % de la population, couplée à l'absence de moyens de gagner de l'argent décents; le manque d'accès à la santé ou à l'éducation; la perte du droits en tant que travailleur ou fonctionnaire d'Etat; la peur continue de mourir, d'être arrêté, kidnappé ou déménagé, parmi d'autres peurs. Pendant les quatre premières annnées de ce gouvernement et de ce parlement, aucune loi n'a été écrite et aucune décision n'a été prise afin d'assurer le peuple irakien que l'avenir du processus électoral serait différent.

Comme l'administration d'Obama a eu besoin de rendre l'illusion de légitimité du processus politique aux yeux du peuple américain en mettant en scène les élections, leurs alliés locaux les ont apperçu comme un danger, puisqu'ils perdraient du pouvoir. La preuve est qu'aucune des forces alliées aux Etats-Unis ont accepté que les refugiés participent aux élections -au contraire, ils les ont déplacés avec force. Parmi d'autres preuves se trouve la décision de postposer à la dernière minute la loi électorale régulant les élections, afin de dramatiser les élections. Les Etats-Unis ont poussé leurs alliés dans le parlement actuel à permettre la participation aux votes aux refugiés, alors  qu'il est infaisable d'assurer cette vote.

Pendant les sept ans d'occupation, les Etats-Unis ont suivi ce modèle de politique, qui consiste à pousser à des attaques ou à se taire face aux attaques menées par leurs alliés contre la résistance irakienne, ses partisans réels ou supposés, alors qu'en même temps, ils dénoncent ces attaquent textuellement - sans rien entreprendre - afin de gagner les coeurs des victimes, pour qu'elles croient que les Etats-Unis leur protègera contre leurs alliés. Les Etats-Unis suivent encore le modèle pendant ces élections. Alors que les Etats-Unis n'aient rien fait contre la succession incessante d'arrestattions massives, de déportations, d'exécutions, d'assassinats, d'accusations, d'intimidation, de falsifications et d'actions illégales entreprises par leurs alliés, ils déclarent de temps en temps que les élections devraient être transparantes. 

Ces élections ont été falsifiées à l'avance. La falsification des élections ne se fait forcément le jour des élections même. Au cas où les électeurs ne sont pas enregistrés de façon fiable, ni en Irak, ni à l'étranger, et que des minorités et des adversaires se voient terrorisés,  qu'il n'existe pas de procédures ou de règles exactes quant aux entités politiques, à leurs mécanismes financières, à leurs campagnes électorales assurant aux  candidats concurrant de jouir des mêmes droits et que le gouvernement peut se servir de tout son appareil d'Etat ainsi que de ses institutions pour contrecarrer ses propres rivaux, il est évident que les élections seront fausses et ne reflèteront pas la réelle volonté du peuple irakien.

 De nombreux gouvernements, institutions internationales et associations ont déclaré vouloir que les élections soient libres, honnêtes et transparentes. Ces bonnes intentions seront considérées comme l'acceptation silentieuse des résultats falsifiés, si elles ne sont pas concrétisées par des actions. Nous nous rappelons que la Résolution 1483 du Conseil de sécurité des Nations unies stipulait les obligations des forces occupantes, mais que les Nations unies se sont tuent par après, face aux violations de ces mêmes obligations par les occupants. Ainsi, elles ont donné la liberté aux Etats-Unis de faire ce qu'ils veulent en Irak, comme si c'était légal. Dans ce contexte, il est évident que le parlement suivant sera encore un produit créé par les Etats-Unis, composé d'alliés américains à des visages différents, et non de réels représentants irakiens.

 La résistance irakienne et les forces anti-occuppations, la force primaire en Irak, se rendent comptent que la politique américaine suit ce modèle. Dès lors, elles ne peuvent pas considérer ces élections comme légitimes ou démocratiques, et refuseront de les accepter comme te. L'antithèse entre l'occupation et la résistance et les forces anti-occupation, surmontera aussitôt après les élections comme premier conflit dans la politique irakienne. La résistance et les forces anti-occupation s'opposeront au SOFA, aux contrats pétroliers, à la division de l'Irak et à la destruction de son identité arabe et musulman, et au régime fasciste du point de vue religion que l'Iran - allié des  Etats-Unis - aimerait établir. Elles lutteront contre les résultats de l'occupation et son processus illégal. Le soutien du peuple irakien ne sera néanmoins pas représenté ni reflété par ces élections.

 Les forces savent que les tactiques employées au cours des élections sont utilisées afin de les diviser quant à la question de participer aux élections ou non. Leur littérature et leur position fait comprendre que pour cette raison, elles n'essaieront pas d'empêcher leurs partisans de voter en faveur d'un candidat qu'ils considèrent être moins horrible qu'un autre, ou de défendre leurs préoccupations immédiates au niveau local, comme ce sera le cas dans beaucoup de provinces, principalement à Kirkuk, à Mosul et à Baghdad. Ainsi, le peuple peut prendre conscience par leur propre expérience que ces élections ne changeront rien dans leur vie. En assurant la liberté de voter à leurs partisans, elles empêcheront que l'occupant utilise ces élections pour isoler la résistance irakienne du peuple irakien. Au contraire, la falsification des élections et le modèle hypocrite utilisé par les Etats-Unis, pousseront certaines force qui croyaient au processus politique à quitter et à se joindre au mouvement qui s'oppose à l'occupation.

 Ces tactiques, qui servent de modèle répété aux Etats-Unis, nous rappelent celle utilisées - la vague - pendant les assassinats sectaires en 2006-2007. Ces assassinats ont été commis sous les yeux de l'occupation, qui s'est tue, et, selon certaines sources, qui y a même contribué. Seulement quand les assassinats ont eu l'effet désiré - des centaines de milliers de morts et des millions de refugiés - les Etats-Unis ont prétendu protéger les victimes en refermant les régions où ils habitent par des murailles afin de les contrôler. Ils n'ont puni personne pour ses assassinats, ils n'ont rien entrepris pour faciliter le retour de refugiés. La même chose se passe dans le contexte de ces élections. Lorsque les Etats-Unis prétendent vouloir des élections transparentes, les arrestations, les déménagements, l'abus massif des droits de l'homme, les falsifications, les exécutions, les exils forcés des candidats, continuent toujours sur le terrain, sans qu'aucune action n'est entreprise pour les arrêter.

 Cette fois, les Etats-Unis jouent avec du feu. Leurs tactiques amplifient la division qui existe entre les alliés américaines locales, qui ont le peuple irakien pour victime. Elles pourraient mener, à la suite des élections, à une lutte civile interne, voire à une guerre régionalle. Le processus politique a échoué et personne ne veut continuer cela pendant quatre autres années saignantes. Les sept ans d'horreur de l'exécution du projet des Etats-Unis et de ses alliés ont eu pour principal résultat  la division de l'Irak. Si le projet continue a être exécuté, peu importe sous quelle forme, il mènera à une guerre civile. Est-ce que les Etats-Unis voient les élections et l'amplification des conflits comme une opportunité pour présenter le projet de division de Bidon comme un fait accompli? Si les Etats-Unis négocient l'avenir de l'Irak et l'ampleur de cette divsion à travers ces élections seulement avec l'Iran et les chefs kurdes, leurs principaux alliés, d'autres forces politiques irakiennes ne soutiendront pas que le peuple irakien devient victime de ces machinations et elles renforceront leurs résistances militaire, politique et civile.

 En amplifiant les conflits existantes durant les élections, les Etats-Unis risquent entre autre que les alliés américains, les chefs pro-iraniens et les chefs kurdes, ne veuillent accepter des élections transparentes pour réaliser leur projet. Ils utilisent et utiliseront à nouveau de la force - avec ou sans l'aide américaine - pour imposer leur plan au peuple irakien. Leur plan ne constitue non seulement un danger pour l'Irak et son peuple, mais également pour les pays voisins. Toute lutte civile renouvellée pourrait entraînter une guerre régionale. Les Etats-Unis, essaient-ils de faire revivre son projet échoué du Nouveau Moyen-Orient, malgré tous leurs efforts publicitaires? Il est temps de comprendre que les seules réponses pour obtenir la paix, la stabilité et la démocratie en Irak, sont le retrait complet et sans conditions des forces américaines, l'établiIssement d'un gouvernement de transit qui a le soutient de la résistance, l'organisation d'élections libres, honnêtes et démocratiques, afin de rendre l'Irak à son peuple. Sans une rupture avec le processus politique et ses groupes, l'Irak va s'enfoncer de plus en plus dans une tragédie.

Hana Al Bayaty Abdul Ilah Albayaty est un analyste politique irakien et  Hana Al Bayaty est le coordinateur de l'Initiative internationale sur les réfugiés irakiens et tous deux sont membres du  Executive Committee du BRussells Tribunal . Abdul Ilah Albayaty

                                                                                                                                                                  haut de page                    

Le BRussells Tribunal est un réseau international d'intellectuels, d'artistes et d'activistes, qui dénoncent la logique de la guerre permanente promue par le gouvernement américain et ses alliés. Ces guerres touchent, pour l'instant, une région particulière du Monde: le Moyen-Orient.  Un tribunal populaire a initialement été crée pour s’opposer au “Projet pour un Nouveau Siècle Américain” (PNAC) et ainsi dénoncer son rôle dans l'invasion  illégale de l'Irak, son travail continue à ce jour. Depuis, ce tribunal populaire tente de faire le lien entre la résistance intellectuelle dans le monde arabe et les mouvements pour la paix de l'Occident.

CONTRIBUER AU BULLETIN: Le BRussells Tribunal cherche des traducteurs anglais-arabe-français-néerlandais-allemand-espagnol Contactez-nous: newsletter@brussellstribunal.org


Iraqi
International
Initiative

on refugees
click here

 

targeted killings of academics


Souad Al Azzawi

 

VIOLATIONS DES DROITS DES ENFANTS IRAQUIENS

SOUS L'OCCUPATION AMERICAINE

Dr. Souad Naji Al-Azzawi is a former Vice-President of Mamoun University of Scientific Affaires; former professor of environmental engineering at Baghdad Univ., recipient of the 2003 Nuclear-Free Future Award for her work on environmental contamination after the Gulf War in Iraq.

Je suis fier d’être une scientifique et une chercheuse. J’ai construit ma carrière académique sur les théories et les nombres. En tant que professeur, j’enseigne à mes étudiants que tout est basé sur la science, que tout est raison. C’est la raison pour laquelle je me sens toujours frustrée lorsque je me laisse aller à la passion et aux sentiments sur certains sujets.

Un de ces sujets c’est l’occupation de mon pays, l’Irak. J’ai remarqué que quand je parle de mon pays, les sentiments prennent souvent le dessus sur la raison. Je ne sais pas être chercheuse et observatrice en toute objectivité, comme il est attendu de moi. Ainsi quand je me retrouve à faire des recherches sur les dommages causés par la guerre et l’occupation, mon cœur se rempli de colère et mes yeux ne reflètent que le désespoir. 

J’ai décidé de le voir comme une scientifique, de ne pas traiter le sujet avec émotion et de ne laisser parler que les nombres. Cette année je vais me concentrer et ne jouer que le rôle de l’analyste sur le sujet qui me tient le plus à cœur.

Nous allons voir que l’occupation américaine viole le droit des enfants à tous les niveaux ; que ce soit pour la santé, l’éducation, la sécurité sociale, l’unité familiale, la non séparation de leur parent si il y a détention, emprisonnement ou exile

Pendant deux décennies les enfants irakiens (et à plus grande échelle la société irakienne) ont été sujets à de graves violations de leur droit.

Les forces d’occupations américaines, ainsi que le gouvernement irakien à leur solde, ont faillis gravement à remplir leurs fonctions les plus basiques concernant les droits enfants comme ceux stipulés dans la convention sur le Droit des Enfants de l’ONU/CRC (Résolution 25/ Session 44, novembre 1989). Cette convention a été ratifiée par 194 pays sauf par les Usa et la Somalie.

Les points principaux de la Convention sur le Droit des Enfants (CRC) insistent sur la protection des droits des enfants à vivre dans un environnement sain et à un développement mental, physique, morale et spirituel.  

Un nombre incroyable de violations de ces droits a été perpétré sous l’occupation américaine.

Nous allons voir que, sous l’occupation américaine, les droits des enfants ont été violés à tous les niveaux (santé, sécurité sociale, le droit de vivre avec ses parents, de ne pas en être séparé en cas de détention, emprisonnement ou exil).

1.     Les enfants irakiens sous le régime des sanctions économiques (1990-2003)

Lors des sanctions économiques, il était interdit à l’Irak d’importer des équipements, des médicaments, des outils d’éducation, des équipements sanitaires, etc. Les sanctions économiques ont été imposées par les USA et la Grande-Bretagne et renforcées par la résolution 661 de l’ONU en 1990 Le comité des sanctions aux Nations-Unies était dominé par les USA et la GB. Ceux-ci ont insistés pour bloquer tout ce qui était essentiel pour le respect des droits humains.

2.      Le statut des enfants irakiens sous l’occupation anglo-américaine en Irak

Treize années de souffrance et la mort de plus d’un demi-million d’enfants (résultats des sanctions économiques) se sont arrêtées à l’invasion américaine en 2003. Dès lors les irakiens ont dus faire face à des destructions massives, au choc et à la terreur, au feu, au pillage des centres culturels et civiles, à la destruction d’hôpitaux, à des raids, aux bombes, des violences intra-religieuses soutenues par l’occupant, etc. Un nombre incroyable de violences faites aux enfants ont été commis sous l’occupation anglo-américaine de l’Irak.

Tir à vue d’œil sur les civils pendant les opérations militaires lors de l’invasion. Sans compter les morts, dont beaucoup d’enfants, suite à des ordonnances  qui n’avaient pas explosés le long des routes utilisées par les militaires.

Les morts directes et les abus d’enfants lors des raids américains dans les secteurs civils comme Fallujah, Haditha, Mahmodia, Telafer, Anbar, Mosul et dans la plupart des villes irakiennes [17]. Le massacre des enfants à Haditha en 2005 est un bon exemple des « dommages collatéraux »  parmi les civils.

Les dégâts et les morts causés par le terrorisme : voitures qui explosent tous les jours, attaques sur les bâtiments, et d’autres attaques terroristes sur les civiles.

■ La détention et la torture des enfants irakiens dans les prisons américaines et irakiennes. Pendant leur détention, les enfants sont brutalisés, violés et torturés.  Les gardes américains ont enregistrés ces crimes brutaux à Abu Ghraïb et dans d’autres prisons.

La pauvreté due à l’effondrement économique et la corruption ont causés la malnutrition parmi les enfants irakiens. Dans un rapport d’Oxfam en juillet 2007, il est question de 8 million d’irakiens qui nécessitent une aide d’urgence immédiate et de presque la moitié des irakiens qui vivent dans une situation d’extrême pauvreté.

Lors de punition collective, l’armée américaine imposait un blocus bloquant l’arrivée de nourriture, d’aide et de médicaments avant d’y effectuer un raid destructeur. Cette technique, cela va sans dire, a faite beaucoup de dégâts sur les enfants et a rendue leur situation encore plus difficile.

Les microbes, le manque sanitaire et les coupures d’eau pour plus de 70% de la population ont causés la mort “d’un enfant irakien sur huit » avant qu’ils aient atteint l’âge de cinq ans. La mort des jeunes enfants irakiens sont causés par des maladies d’ordres sanitaires telles que la diarrhée, le cholera, la typhoïde, l’hépatite, etc.

La contamination et l’exposition de villes densément habitées à des munitions chimiques et radioactives. Des armes comme les bombes à fragmentations, le napalm, les bombes au phosphore et les bombes riches en uranium ont provoquées une très forte augmentation des cancers, des malformations, des tumeurs et des leucémies. Les enfants dans les villes comme Basrah, Baghdad, Nastiya, Samawa, Fallujah, Dewania (et bien d’autres) subissent des augmentations multiples de ces maladies. Plus de 24% des enfants nés à Fallujah au mois d’octobre 2009 avaient des problèmes à la naissance. Le ministre de l’environnement en Irak a appelé la communauté internationale à venir en aide aux autorités irakiennes pour l’aider à faire face au nombre incroyable de cancer en Irak.

La détérioration du système de santé et les assassinats ciblés sur les médecins ont causés un nombre plus important de perte parmi les enfants. On a pu estimer que le nombre de morts a augmenté de 650.000 entre 2003 et 2006. Une autre enquête dit que ce nombre peut être estimé à 1.000.000 entre 2003 et 2007. Une des plus grande cause vient de la faillite du système de santé.

Les dommages dus au système de l’éducation. En 2004, on peut estimer que deux enfants irakiens sur trois ont abandonnés l’école. Les statistiques données par le Ministère de l’éducation fait état que seulement 30% des 3.5 million d’étudiants allaient réellement à l’école. L’UNESCO a dit lui, qu’avant l’invasion américaine, les mêmes indicateurs montraient un taux de 100%. Les assassinats sur le corps professoral et les académiciens ont faits fuir un grand nombre d’entre eux à l’étranger. Cette fuite des cerveaux et la destruction des écoles et du système éducationnel fait partie du nettoyage culturel et intellectuel de la société civile irakienne et de son identité.

L’effondrement de l’économie irakienne, les violences intra-religieuses, les raids américains sur les civils et la mort d’un membre de leur famille ont empêchés les enfants de vivre une vie dont tous les enfants ont droit: une enfance calme et innocente. A la place, ils ont droit à des déchirements familiaux, à la pauvreté et à un manque total de sécurité. Les enfants irakiens sont obligés de travailler pour générer de l’argent parce que leur famille souffre de la faim et de la pauvreté. Ils quittent l’école et apprennent déjà la vie d’adulte et ses problèmes: chômage, travail manuel, etc. Cette situation les expose à des difficultés et à beaucoup de formes d’abus. L’exposition continuelle à la violence a affecté leur développement psychologique ainsi que leur comportement.

Le nombre incroyable d’orphelins en Irak. Le Ministère du travail et des affaires sociales a estimé qu’il y aurait 4.5 millions d’orphelins. D’autres estiment qu’ils sont 5 millions. Près de 500.000 d’entre eux vivent dans les rues sans avoir d’appuis familial et institutionnel, ni même de maison. Finalement, 700 sont emprisonnés par le gouvernement irakien, et une centaine d’autres sont dans les prisons américaines.

Le problème des familles qui ont été obligées de partir et l’impact que cela a sur les enfants. Depuis l’invasion de l’Irak, il y a eu près de 2.2 million de personnes qui se sont réfugiées dans d’autres parties de l’Irak suite à des violences intra-religieuses, américaines, etc.  Bien plus de 2 million d’autres irakiens se sont enfuis de l’Irak. Au 20 novembre 2007, les rapports de l’UNESCO indiquent que le nombre d’enfants ayant pris refuge en Syrie est de 300.000. Les problèmes que les enfants ont lorsqu’ils sont obligés de migrer représentent une vraie crise humanitaire alors même qu’un grand nombre de familles n’a pas de maison, ni d’accès à l’éducation ou à la santé et ne vit pas en sécurité.

3.     La détérioration des conditions de vie des enfants irakiens déplacés.

Cette étude a été menée par l’auteur avec l’aide du Iraqi Women Will (IWW), une ONG irakienne qui se bat pour le droit des femmes irakiennes en Irak mais aussi en dehors.

En octobre 2009, plus de 300 questionnaires ont été distribués à des familles irakiennes vivantes à Yarmouk (un camp de réfugiés dans les alentours de Damas en Syrie). Les enquêteurs ont visités ces familles pour vérifier la justesse des réponses et pour mener des interviews


Vous pouvez lire l’étude et les conclusions sur le site du BRussells Tribunal en cliquant ici.

LE BRUSSELLS TRIBUNAL EST AUTONOME et DESIRE de RESTER INDEPENDANT. Vous pouvez soutenir le BRussells Tribunal qui  fonctionne entièrement par des bénévoles, mais a des dépenses pour les appels téléphoniques, hébergement de site web, mailings, abonnements, contacts internationaux, etc Il compte sur votre soutien pour continuer à être indépendant et de poursuivre ses travaux. Vous pouvez nous soutenir financièrement par un don: Cliquez ici pour payer immèdiatement votre contribution
ou par transfert par votre banque pour le compte du Tribunal BRussells 132-5251479-37 (IBAN: BE35 1325 2514 7937 - BIC: BNAGBEBB) avec la référence: "membre de soutien de 2010" ou "membre de soutien d'honneur 2010". Vous êtes un membre de soutien en 2010, lorsque vous faites un don de au moins 50euros. Vous êtes un membre de soutien d'honneur en 2010, lorsque vous faites un don d'au moins 1000 euros
                                                        


                                                                                                                                                                                 haut de page

SEPT ANNEES DE SILENCE

Un message aux américains

Nihal Fahad, Ingénieur TI, Bagdad, Irak

Votre silence est plus bruyant que vos bombes

Il rempli le vide laissé par la cruauté

Et étouffe l’angoisse, l’insulte et la peine

Votre silence est plus bruyant que vos bombes

Il montre une lâcheté basse

Il survit à la mort et la pourriture

Laid, triste et pale…

Votre silence est plus épais que le sang

Qui gicle et colore le sol sacré

Nous attendons, nous écoutons, le son d’indignation

Qui ne viendra pas

Votre silence étourdit, engourdit  et refroidit

Plus fort que les chants de guerres et les tambours…

Il résonne avec l’impuissance de l’imbécile

Mort et destruction s’ensuivent...

Alors rentrez-les à la maison, rappelez vos hommes,

Ni sauveurs, ni héros, ni amis

Seulement des mercenaires pour arriver à une fin,

Laissez-nous vivre, laissez-nous guérir... Partez demain.



PREMIERE CONFERENCE INTERNATIONALE

SUR LA RESISTANCE POLITIQIE IRAKIENNE

Gijón (Espagne), Juin 18-20, 2010

 

La Campagne Espagnole contre l'occupation et pour la souveraineté Irakienne 

La campagne espagnole contre l’occupation et pour la souveraineté de l’Irak ou le CEOSI (The Spanish Campaign against the Occupation and for the Sovereignty of Iraq) tiendra sa première conférence internationale et public sur la situation générale de la résistance irakienne. Celle qui, en plus de se battre pour la souveraineté de l’Irak, incorpore aussi une reconstruction démocratique et non sectaire de ses institutions. Cette conférence, qui se tiendra à Gijón dans les Asturies en Espagne du 18 a 20 juin 2010, cherche à promouvoir la résistance irakienne sur la scène internationale tout en encourageant le processus de convergence des résistances irakiennes. Elle aura comme titre : Conférence internationale de la résistance politique irakienne.  Cette initiative coïncide avec le commencement de la 8ème année d’occupation en Irak. Elle sera tenue alors que la présidence de l’UE sera espagnole.

On entend moins parler de l’Irak ces temps-ci mais ça ne veut absolument pas dire que la situation s’est améliorée ou que la fin de l’occupation est proche. Dans un futur proche les irakiens vont devoir faire face à des événements cruciaux. Le 7 mars 2010 des nouvelles élections législatives vont se tenir. Les objectifs de ces élections sont de consolider le processus de contrôle interne en Irak et un possible retrait total des troupes américaines en 2011. Comme auparavant, le réseau contre l’occupation ne prendra pas part aux élections qu’elle juge illégale mais n’empêchera pas non plus les gens d’aller voter.

Ceux qui occupent l’Irak ont soumis le pays à la vieille technique coloniale de la fragmentation sociale. L’occupation est loin d’avoir mis en place des politiques démocratiques à l’Irak comme ses envahisseurs l’ont clamé. A la place,  un pouvoir formel s’est créé avec certaines personnes et certains groupes religieux qui sont liés directement à l’occupant ou aux puissances régionales sans n’avoir aucune légitimité. Leur jeu n’est pas de représenter ou de défendre l’une ou l’autre communauté irakienne mais de servir leur « maître » tout en s’enrichissant sans aucune impunité. Les prochaines élections du 7 mars ne vont qu’exacerber cette mauvaise dynamique. Au lieu d’apporter un moyen d’expression démocratique aux irakiens, elles ne sont, en réalité, qu’un reflet de la guerre que se mènent les Etats-Unis et l’Iran pour le contrôle sur l’Irak. Pour cette raison, de terribles conflits se développent même dans le camp des collaborationnistes: selon ce qui se dit dans les rues irakiennes, les récentes attaques meurtrières à Baghdâd et dans les autres villes sont le résultat (soit par implication directe ou passive des forces de sécurité)  d’un combat sans limite entre les groupes religieux qui y règlent leur différent politique. Situation qui coute la vie à des centaines d’irakiens innocents.  

Selon les plus prestigieuses institutions internationales, l’occupation de l’Irak à déjà couté la vie à plus d’un million de personnes. Selon les Nations Unies (ONU), entre 2005 et 2006, presque 100 irakiens étaient tués par jour par des escouades de la mort liées aux nouvelles autorités irakiennes, et donc directement ou indirectement aux forces d’occupations. Officiellement, 40.000 irakiens sont détenus par les USA ou par les nouvelles autorités irakiennes. De plus, la terreur et la répression a mené au plus grand exode massif de l’époque contemporaine. Toujours selon l’ONU, depuis le début de l’occupation, presque 5 millions de personnes sont devenus refugiés à l’intérieur de l’Irak ou ont du chercher refuge en dehors de l’Irak ; l’Irak est le premier pays dans le monde qui a le plus de personnes qui ont du abandonner leur maison : 16% de sa population. Pour ces irakiens retourner chez eux relève de l’impossible.

 Dans le pays, les élections n’ont pas données un seul espoir de changement sur la vie quotidienne qui, malheureusement,  ne fait que se dégrader de jour en jour depuis 2003. L’Irak, qui était un des pays les plus riches du monde avec sa grande classe moyenne, n’en est plus qu’un pâle reflet. Aujourd’hui le pays obtient de piètres résultats au niveau de l’éducation, l’électricité, la santé, l’eau potable mais aussi dans le respect des droits humains et sociaux. L’Irak est le 4ème pays le plus corrompu au monde : dans le secteur clé du pétrole qui ne cesse de se privatiser, personne ne sait dans quelles mains les recettes peuvent atterrir. C’est la classe politique imposée par les occupants qui crée cette nouvelle oligarchie. Elle légalise le vol et le démantèlement des institutions publiques à travers une législation régressive ; dés lors le concept de citoyenneté perd de sa valeur, l’Etat disparait et donc les hommes et les femmes sont beaucoup plus sujets à l’arbitraire et au désespoir.

Par rapport à cette image de fond, le projet de récupérer la souveraineté de l’Irak est inexorablement lié à la reconstruction démocratique et intégrée de ses institutions. L’occupation armée ne devrait pas donner lieu à un régime fantoche ou à la fracturation du pays en aires d’influences. On en sait bien els conséquences : tout un pays spolié de sa richesse. Les irakiens veulent récupérer leur souveraineté totale et revivre à l’image de leur grand passé. Un passé qui incarnait une société dynamique et intégrée. Ceci représente le projet que la résistance irakienne voudrait incarner et se voir se réaliser. C’est ce qui vous sera montré à la conférence de Gijón dans une atmosphère de confiance et de liberté.

Les mouvements démocratiques anti occupation convergent doucement mais sûrement. Depuis 2007 quatre Fronts ont été créé autour desquels la majorité des militants commencent à graviter. La coordination entre eux s’est améliorée sans se diriger vers une unification militaire. Plus important encore, après la fin de la première phase de confrontation avec les occupants, les représentants politiques et civils de la résistance continuent leurs dialogues pour un programme et une stratégie unifiée, et sur la nécessité de parler d’une seule voix autant à l’intérieur de l’Irak qu’au niveau international. C’est un objectif primordial pour le futur de l’Irak et pour pouvoir sortir d’une manière démocratique et intégrée de la crise que l’occupation à créée.

 C’est l’esprit de la conférence qui se tiendra à Gijón. Une date que les plus hauts représentants des principaux groupes politiques irakiens anti-occupation ont déjà confirmé. Ainsi il y aura les représentants du Nationalist and Islamic Patriotic Front (qui est l’organisation politique du Jihad and Liberation Front) ; du Association of Muslim Scholars (dont le secrétaire général, Sheikh Harez Al-Dari, a été désigné comme représentant politique par les factions armées du Jihad and Change Front) ; et l’Iraqi National Foundation Congress (qui rassemble plus de 20 associations civiles et députés des communautés). Beaucoup d’hommes et de femmes se souviendront de l’Iraqi National Foundation Congress et le rôle central qu’il a joué dans l’histoire contemporaine irakienne : Judeir Al-Murshidi, Secrétaire général du  Nationalist and Islamic Patriotic Front of Iraq ;Sheikh Bashar Mohammed Al-Faidi, porte parole et membre du comité exécutif de l’Associaton of Muslim Scholars, l’ayatollah Yawad Al-Jalesi, secrétaire général du Iraqi National Foundation Congress ; Haifa Zangana, écrivaine, résidente aux Royaume-Unis ; sheikh Ahmed Al-Ganim, président du Southern Tribal Council of Iraq ; Arshad Zibari, secrétaire général du Kurdish Justice Party ; Yusef Hamdan, leader du parti communiste People’s Union ; Asma Al-Haidari, activiste des droits de l’homme ; et Isam Al- Chalabi l’ancien ministre irakien du pétrole (1987-1990) et expert en pétrole.

La conférence est organisée en collaboration avec l’Independence Study Center  basé à Damas, dont le président Khalid Al-Mani nous fera l’honneur de sa présence. Plusieurs autres personnalités et députés des USA, de l’Europe et du monde arabe, tel Hans von Sponeck et Ramsey Clark, seront aussi présents. Ce sera une occasion exceptionnelle pour construire ou recréer des liens avec des organisations irakiennes. Dans le contexte de la présidence espagnole à l’UE, la visite des personnalités politiques et sociales irakiennes sera une opportunité pour entamer un dialogue direct avec les autorités espagnoles mais aussi avec des groupes politiques espagnols et européens.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

ON THE WEBSITE
  VIOLATIONS
  OF
  IRAQI
  CHILDREN
  Dr.Souad
  Al-Azzawi                 here
  STOP
  THE
  DEATH
  PENALTY
  IN
  IRAQ                    here
  KEEPING
  THE
  SCORES
  OF A
  BRUTAL
  OCCUPATION           here
  METALS
  DETECTED
  IN
  PALESTINIAN
  CHILDREN'S
  HAIR            
            here
 

Pour communiquer avec nous ne clicquez pas reply,  mais plutôt  newsletter@brussellstribunal.org             haut de page