L'histoire selon les vainqueurs, l'histoire selon les vaincus.
Alors que le Tribunal Brussell entend s'interroger sur la légitimité à accorder aux interventions des armées américaines et au projet de nouvel ordre mondial qu'elles soutiennent, je voudrais dire ici, au risque de paraître pessimiste, que cette légitimité existe.
En effet cette légitimité n'est autre que le droit du plus fort, le droit du vainqueur.
Qu'on se reporte à la déjà lointaine expédition américaine contre Panama (1989) ou aux expéditions contre la Yougoslavie, l'Afghanistan ou l'Irak, leur histoire est toujours écrite et donc justifiée par les vainqueurs.
Ce sont eux qui décident de la manière dont les guerres sont présentées.
Le vainqueur se présentera toujours (voir Bush ou Blair récemment) comme un pacifiste épris de conciliation mais acculé par le camp adverse à la guerre.
Ce camp adverse est bien sûr dirigé par un fou, un monstre (Milosevic, Ben Laden, Saddam Hussein...) qui nous défie et dont il convient de débarrasser l'humanité.
Selon cette version, l'ennemi -et lui seul- commet des atrocités.
Des atrocités du vainqueur (Hiroshima ou le bombardement de Dresde pour la seconde guerre mondiale ou plus récemment les nombreuses "bavures" ou dégâts collatéraux) il ne sera jamais question.
Quant aux causes de la guerre, on évoquera généralement de belles causes morales, sans rapport avec les réalités qui sous-tendent les conflits.
Les causes des guerres sont très généralement géo-stratégiques et économiques. Mais on se taira sur celles-ci pour assurer (ce qui est une constante depuis la première guerre mondiale) qu'on va lutter contre le militarisme de l'ennemi (en Yougoslavie ou en Irak), contre la drogue (voir l'expédition contre Noriega), pour étendre la démocratie, défendre les droits des femmes (contre la burgha afghane !) ou ceux d'une petite nation (le Kosovo).
Cette version du vainqueur est omniprésente dans les médias.
Notre opposition aux interventions américaines peut donc aussi se manifester en révélant l'autre face de l'histoire, l'histoire vue du côté des vaincus, qui inverse bien des points de vue.
Comme la dénonciation des entorses au droit, la dénonciation des entorses à la vérité historique des récents conflits peut aider par un regard critique sur le passé à mieux affronter l'avenir.
Anne Morelli
Professeure à l'ULB
My name is Frank Vercruyssen of Theatre Company STAN.
We support this initiative because we believe that every effort to expose the perfidious theories and lethal strategies of these Neo Reaganites, as they – not without pride – call themselves, is vital for the future of the world community.
You might think this is an overstatement, but I assure you, everything you’re scared of, is true…
Having said that, I will read you a few poems.
Hart Seely has compiled comments the US secretary of Defense made at various press briefings of the US Department of Defense in a book called ‘Pieces of Intelligence, the existential poetry of Donald Rumsfeld’.
Here are a few examples :
A Confession (May 16, 2001)
The Situation (October 12, 2001)
The Unknown (February 12, 2002)
Happenings (February 28, 2003)
Clarity (February 28, 2003)
Henny Penny (April 11, 2003)
Inside And Outside The Tent (April 16, 2003)